La 2e Phase des Travaux de l’Oléoduc CMPZ Amorcée

L'oléoduc cmpz contribue à la souveraineté énergétique de l'Afrique Australe
oleoduc zimbabwe
illustration : KOFFI-KOUAKOU Laussin avec IA

« L’extension de l’oléoduc CPMZ constitue un investissement majeur dans les infrastructures du Mozambique et dans la sécurité énergétique de notre région. En renforçant la liaison entre le port de Beira et l’arrière-pays de l’Afrique Australe, nous consolidons le rôle du Mozambique en tant que porte d’entrée stratégique pour le commerce régional, tout en approfondissant notre coopération avec le Zimbabwe. C’est précisément le type d’investissement dans les infrastructures qui renforce la connectivité régionale, soutient l’activité économique et renforce la résilience pour l’avenir. »

C’est ce qu’ a déclaré le Président de la République du Mozambique, S.E. Daniel Chapo, lors de la cérémonie marquant le démarrage officiel de ce vaste projet d’extension du corridor énergétique Beira-Harare qui permettra d’augmenter la capacité de l’oléoduc de 67 % et de contribuer à la sécurité énergétique dans toute l’Afrique Australe, aux côtés de son homologue Zimbabwéen, S.E. Emmerson Dambudzo Mnangagwa.

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En effet, lancé afin de répondre à la demande croissante en carburant du Mozambique, du Zimbabwe et, plus généralement, des marchés régionaux, il faut dire que les travaux d’extension, dont la fin est prévue dans 1 an, entrepris dans le cadre du projet CPMZ permettront de faire grimper la capacité de transport annuelle de l’oléoduc éponyme de 3 millions de mètres cubes (m³) à 5 millions de mètres cubes et d’accroître, à court terme, la quantité de carburant acheminée annuellement vers l’intérieur de l’Afrique australe, via ce pipeline, de 2 milliards de litres supplémentaires.

Des études préliminaires évaluent la possibilité de remplacer l’oléoduc existant, qui fonctionne en continu, 24 heures sur 24 toute l’année, par une conduite de plus grand diamètre, ce qui permettrait de porter la capacité annuelle à environ 12 millions de mètres cubes et de répondre à la demande prévue jusqu’en 2050. Par ailleurs, un éventuel prolongement du tracé Harare-Lusaka vers la Copperbelt, en Zambie, est également à l’étude. Ces options à long terme permettraient d’intégrer davantage les infrastructures régionales de transport de carburant et d’améliorer la circulation des produits énergétiques essentiels entre les marchés côtiers et enclavés d’Afrique Australe.

part du commerce intra afrique
Graphique : KOFFI-KOUAKOU Laussin
Initié pour harmoniser et faire croître la capacité de l’axe reliant la côte Mozambicaine à l’arrière-pays de l’Afrique Australe, le projet CMPZ s’inscrit dans le cadre de l’extension déjà prévue de la ligne Petrozim entre Feruka et Harare. L’exploitation quotidienne de l’oléoduc et l’approvisionnement en carburant des marchés desservis par ce corridor ne seront pas interrompus pendant les travaux et la mise en service du projet cmpz. De nouvelles stations de pompage seront construites à Nhamatanda, dans la province de Sofala, et à Messica, dans la province de Manica. La précédente extension de la CPMZ, achevée en 2024, avait fait passer la capacité annuelle de l’oléoduc, long de 294 kilomètres (km), de 2 millions à 3 millions de mètres cubes.

KOFFI-KOUAKOU Laussin

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