Sous la supervision de Bouaké Fofana, ministre de l’Hydraulique, de l’assainissement et de la salubrité, les opérations de curage et de réhabilitation des caniveaux, lancées en juin sur la vision de SEM Alassane Ouattara, se poursuivent à Abidjan et dans l’intérieur du pays. Ces interventions visent à prévenir les inondations liées à des ouvrages d’assainissement obstrués, qui, à la moindre pluie, deviennent des couloirs d’écoulement incontrôlés pour les eaux pluviales.

Dans la commune d’Attécoubé, les équipes ont engagé, du 28 juin au 5 juillet, une opération de curage des caniveaux, de débouchage des passages sous les voies et de transfert des boues et débris vers la décharge publique. Sous la supervision d’Ehui Claude, responsable de JEC Construction, le périmètre s’est étendu à des artères stratégiques telles que Carena-Autoroute du Nord, le Boulevard de la Paix et le Boulevard de la Concorde, le 4ᵉ pont et la gare Sotra Adjamé.
À Abobo, où les pluies sont souvent un casse-tête, les travaux ont couvert un linéaire estimé à 18 kilomètres, s’étalant de Fitisac au carrefour N’doté et passant par la prison civile. Débutés le 5 juin et achevés le 22 août, ils ont mobilisé une équipe de 25 personnes. Les difficultés sur le terrain ont été nombreuses : caniveaux partiellement bouchés, déchets dépassant les bords et, dans certains secteurs, des caniveaux invisibles faute d’urbanisation visible.
L’utilisation d’une pelle hydraulique selon Doro Adama, chargé des travaux au niveau de l’entreprise Universal Syah BTP a permis d’atteindre les sections exigües et d’assurer un curage efficace.

« Nous sommes intervenus dans la commune d’Abobo, sur un linéaire d’environ 18 kilomètres. Les travaux ont concerné la zone allant de Fitisac jusqu’au carrefour N’doté, en passant par la prison civile. Les travaux ont débuté le 5 juin et se sont achevés le 22 août. Notre équipe était composée de 25 personnes. Au cours de notre mission, nous avons fait plusieurs constats. Dans certains endroits, les caniveaux étaient remplis à 30 ou 50 %, mais ailleurs, ils étaient totalement obstrués. Par endroits, les déchets dépassaient même le niveau des caniveaux de près de 40 cm, ce qui créait pratiquement de nouvelles zones d’inondation. Par exemple, au niveau du carrefour Anador, au rond-point du Banco, il y avait un canal totalement bouché. Les habitations qui s’étaient construites autour rendaient même difficile l’identification de l’existence d’un caniveau. Nous avons donc été obligés d’utiliser une pelle hydraulique pour effectuer le curage », explique-t-il.

Poursuivant, il a indiqué qu’à l’issue de ces travaux, il adresse un message important aux populations en ces termes : « Les caniveaux ne sont pas des poubelles. Il faut éviter d’y jeter des ordures ménagères ou d’autres déchets, car nous y avons retrouvé toutes sortes d’objets, y compris des pneus. Nous conseillons aux habitants de prendre soin de leurs caniveaux, car en cas de fortes pluies, ce sont eux qui seront les premières victimes des inondations. Enfin, nous les encourageons à dénoncer, auprès des autorités communales, toutes les personnes qui continuent à obstruer ces ouvrages ».
Dans la commune du Plateau, l’opération portait sur 7 kilomètres linéaires de caniveaux, avec la participation de Côte d’Ivoire commerce imprimerie et transit (Cicit), représentée par Kamenan Kdjo Paul. Le déploiement visait à garantir une circulation des eaux plus fluide et limiter les zones d’inondation, lors des épisodes pluvieux. En effet, le ministre Bouaké Fofana, qui suit avec une attention particulière ces chantiers, rappelle avec clarté le message fondamental : « les caniveaux ne sont pas des poubelles. Le souci de propreté est une condition préalable à une gestion efficace des pluies et des crues. Les habitants ont été invités à ne pas y jeter d’ordures ménagères et d’autres déchets, afin d’éviter les obstructions qui se transforment rapidement en risques d’inondation. Des actions de sensibilisation et de dénonciation auprès des autorités communales sont encouragées pour lutter contre les comportements qui compromettent l’efficacité des ouvrages », extrait du message diffusé sur le terrain .

Au-delà des chiffres et des kilomètres de caniveaux, c’est une vision urbaine qui se dessine : une ville qui apprend à vivre avec les intempéries, en s’appuyant sur des ouvrages solides et sur une collaboration active entre l’administration, les entreprises privées et les populations. Le ministre Bouaké Fofana incarne cette approche pragmatique et axée sur les résultats, en portant au premier plan la sécurité des riverains et la résilience des quartiers.

Les interventions dans les communes d’Abobo et du Plateau, ainsi que les opérations menées à Attécoubé et dans d’autres localités, témoignent d’un engagement durable à offrir à chaque citoyen un cadre de vie plus sûr et plus propre, où les pluies n’emportent plus le quotidien, mais deviennent une invitation à la modernisation des infrastructures et à la responsabilisation collective.
Aicha Mambassou Koné
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