Une GouvTech déploie son système de gestion des jeux de hasard au Burundi

N-Soft est une GouvTech
86 / 100

Il faut dire que chaque année, ce sont des milliards FCFA non déclarés et, de facto, non imposés qui se perdent dans la nature, en raison du manque de transparence dans cette industrie, soit un gros manque à gagner pour les Etats. Une manne financière substantielle qui échappe aux pays, tout simplement parce que les autorités nationales ne disposent pas de la technologie de gouvernance nécessaire pour calculer, avec précision, les gains générés par le secteur des jeux de hasard.

En tout état de cause, ce partenariat, conclu entre la GouvTech N-Soft et les Ministères Burundais des Finances et du Commerce, marque donc un tournant significatif dans les réponses apportées à la problématique du recouvrement de l’assiette fiscale, sur le Continent.

En effet, il convient de souligner que N-Soft est réputée pour ses délais d’installation rapides de ses solutions (généralement 13 semaines). Une vitesse d’implémentation qui permet de produire promptement de la valeur pour les utilisateurs de sa technologie. Comment ? Grâce à la fourniture d’une formation approfondie pour une opérabilité sans heurts et une garantie de sécurité apposée sur les données sensibles en stockage local, ainsi que des plans de paiement adaptés aux besoins particuliers de chaque nation, comme un modèle de rémunération basé sur l’accroissement des recettes fiscales engendré par l’utilisation des solutions de gouvernance de la N-Soft.

Il faut aussi ajouter que cette collaboration avec Bujumbura n’est pas le fruit du hasard. Effectivement, en République Démocratique du Congo, en Sierra Leone, au Mozambique, par exemple, et dans plusieurs autres nations, les produits et services N-Soft jouent déjà un rôle essentiel dans l’intelligence économique et dans l’établissement d’une souveraineté numérique, puisque les analyses approfondies, qu’ils contribuent à délivrer, participent à la dynamique du secteur des jeux de hasard, en fournissant, aux gouvernements, les données nécessaires pour la prise de décisions politiques et économiques éclairées, favorisant, de la sorte, un environnement commercial plus transparent.

En termes d’attractivité de ces nations pour les investisseurs étrangers, cette approche stratégique, proposée par N-Soft, est un outil de positionnement supplémentaire, car, il faut le rappeler, à l’ère moderne, ces derniers sont toujours à la recherche de marchés transparents, stables et bien réglementés, dotés d’un solide cadre de gouvernance numérique et offrant des opportunités de croissance économique durable.

N-Soft est spécialiste de la technologie gouvernementale
Des responsables de N-Soft et Léa Ngabire

Aux dires de Léa Ngabire, la mise en œuvre des solutions technologiques de gouvernance de N-Soft pour superviser le secteur des jeux de hasard au Burundi est une étape clé dans la stratégie de mobilisation des revenus et dans la restauration de sa souveraineté numérique. « Nous sommes sûrs que nous pouvons maintenant atteindre nos objectifs. » A confié la Directrice Générale de la Loterie Nationale Burundaise, lorsqu’elle s’est exprimée sur cette collaboration.

Le Système de Gestion des Jeux de Hasard de N-Soft est conçu pour extraire, traiter, compiler et certifier des données critiques, telles que les inscriptions des joueurs, les résultats des jeux et la distribution des jackpots. En calculant avec précision les revenus générés par les paris, les gains et les profits des opérateurs, la GouvTech « assure une visibilité complète sur chaque aspect des activités de jeu, des paris sportifs aux cartes à gratter instantanées. »

Selon African Media Agency, la taille du marché Africain des jeux de hasard devrait atteindre près de 1.302 milliards FCFA en 2024, puis doubler et s’établir à 2.263,620 milliards FCFA d’ici 2029, pour un Taux de Croissance Annuel Composé (TCAC) de 11,62% au cours de la période spécifiée (2024-2029). La mise en œuvre du système, prévue dans les semaines à venir, devrait renforcer les process de la Loterie Nationale du Burundi et lui permettre de superviser les 08 fournisseurs de jeux de hasard existants dans le pays. Ce projet se déroulera en 02 phases. La première se concentrera d’abord sur les loteries, les plateformes en ligne, les paris sportifs et les courses de chevaux. Une extension aux opérations de casino, englobant les machines à sous, sera lancée dans un deuxième temps.

KOFFI-KOUAKOU Laussin

Comments are closed.