Réunie à Yamoussoukro, la Direction générale du Budget et des Finances (DGBF) tient son séminaire bilan 2025 et perspectives 2026 avec un objectif clair : consolider la discipline budgétaire et préserver un déficit public limité à 3 % du PIB.
Pendant deux jours, à l’Hôtel Président, les responsables du Budget et des Finances passent en revue les acquis de l’année écoulée et tracent les priorités du nouvel exercice autour du thème : « Acquis et perspectives de la DGBF après sa certification à la norme ISO 9001 version 2015 ».
En ouverture, le Directeur général Traoré Seydou a salué des résultats obtenus dans un contexte international et régional difficile, marqué par les crises géopolitiques, les tensions commerciales et l’instabilité sécuritaire au Sahel. Sur le plan national, l’année a aussi été rythmée par des échéances électorales majeures.
Malgré cet environnement, la Côte d’Ivoire a maintenu le déficit budgétaire à 3 % du PIB, conformément aux engagements communautaires et au programme économique et financier. Cette performance repose, selon la DGBF, sur un renforcement de la discipline budgétaire et un suivi rigoureux de l’exécution des dépenses.
Les progrès sont également visibles dans l’approche budget-programme. Le taux moyen de réalisation des indicateurs des missions est passé de 85,2 % en 2022 à 90,2 % en 2024, signe d’une meilleure appropriation des principes d’orthodoxie budgétaire par les ministères.
Le budget 2026, adopté et promulgué dans les délais, est exécutoire depuis le 2 janvier 2026.
La certification ISO, levier d’excellence
L’un des faits marquants de 2025 reste l’obtention par la DGBF de la certification ISO 9001 version 2015. Pour Traoré Seydou, cette reconnaissance internationale consacre l’engagement de la structure en faveur de l’amélioration continue.
Le défi, désormais, est de maintenir cette certification, ce qui implique davantage de rigueur, de méthode et d’innovation dans les procédures internes.
Représentant le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Vassogbo Diomandé, Directeur de cabinet adjoint, a salué le rôle central de la DGBF dans la qualité du suivi budgétaire, la préparation du budget 2026 et l’accompagnement des ministères dans leurs rapports annuels de performance.
Un budget 2026 en hausse, sous contrainte de rigueur
Le budget de l’État pour 2026 s’élève à 17 350,2 milliards FCFA, contre 15 339,2 milliards FCFA en 2025, soit une hausse de 13,1 %.
Cette progression intervient toutefois dans un cadre de consolidation budgétaire, avec l’impératif de maintenir le déficit à 3 % du PIB. D’où l’exigence d’une maîtrise optimale de la chaîne de la dépense.
L’année 2026 marque également le lancement du PND 2026-2030, ce qui accentue la pression sur la planification, le suivi et l’évaluation des dépenses publiques.
Les travaux portent principalement sur le bilan du Plan d’Actions Stratégiques (PAS) et du Programme d’Activités (PA) 2025, la validation des projets de PAS et PA 2026, le suivi de l’exécution budgétaire, le renforcement du contrôle interne, la mise en œuvre du système de management de la qualité post-certification, le respect des règles d’éthique et de déontologie.
Les participants devront identifier les difficultés rencontrées en 2025 et proposer des mesures correctrices pour 2026.
Au-delà des chiffres, ce séminaire s’inscrit dans la modernisation continue des finances publiques. L’achèvement et l’aménagement du bâtiment annexe de la Cité financière, salués par le Directeur général, témoignent de la volonté d’améliorer les conditions de travail des agents.
En ouvrant officiellement les travaux, Vassogbo Diomandé a invité les séminaristes à formuler des recommandations « fortes et pertinentes » pour une gestion budgétaire encore plus performante.
À Yamoussoukro, la DGBF affiche ainsi une ambition assumée : faire de la gestion budgétaire ivoirienne une référence en matière de rigueur, transparence et performance.
Aimé Kouassi
Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de abidjaneconomie.net même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.


