Dans le cadre d’un dialogue stratégique sur la durabilité de l’économie cacaoyère mondiale, la Côte d’Ivoire a accueilli, le vendredi 13 mars 2026, une audience entre Bruno Nagbagné Koné, ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, et Michel Arrion, Directeur Exécutif de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO). La rencontre, qui s’est tenue à Abidjan, a permis de poser les jalons d’une collaboration renforcée pour une filière cacao plus résiliente, équitable et traçable.

Dès l’ouverture des échanges, SEM Aly Touré, Représentant Permanent de la Côte d’Ivoire auprès de l’ICCO et porte-parole des pays producteurs, a salué l’opportunité de ce rendez-vous et a réaffirmé l’engagement du pays en faveur d’un cacao durable. Les discussions ont porté sur les missions et objectifs de l’ICCO, ainsi que sur les perspectives du marché mondial du cacao, marqué par des défis de prix, de durabilité environnementale et de transparence tout au long de la chaîne de valeur.
La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de fèves et acteur majeur du broyage, a été présentée comme un pilier essentiel de l’économie cacaoyère mondiale. Les deux responsables ont évoqué les mesures à prendre pour assurer une traçabilité renforcée et une meilleure répartition des revenus le long de la chaîne de valeur, afin d’améliorer les revenus des producteurs, notamment dans les zones rurales les plus vulnérables.
Le ministre Koné Bruno Nagbagné a réitéré la volonté ferme du gouvernement ivoirien de soutenir toutes les initiatives relatives à la durabilité du cacao. Cette position s’inscrit dans le cadre de la vision du Président Ouattara, qui appelle à une croissance économique inclusive et durable. Pour sa part, M. Arrion a souligné l’importance d’accroître la transparence, d’améliorer les pratiques agricoles et de favoriser l’investissement dans des chaînes d’approvisionnement traçables et responsables.

Au terme de l’audience, les deux personnalités ont insisté sur l’intérêt de maintenir un dialogue continu et des rencontres régulières afin de suivre les progrès, d’ajuster les mécanismes de financement et d’évaluer les résultats sur le terrain. La collaboration entre l’ICCO et la Côte d’Ivoire est ainsi positionnée comme un levier clé pour atteindre les objectifs de durabilité à l’échelle mondiale.
La visite s’inscrit dans la suite logique des efforts du gouvernement ivoirien pour améliorer les revenus des producteurs et soutenir l’ensemble des initiatives relatives à la durabilité du cacao. Cette dynamique s’aligne sur la stratégie nationale et sur les directives du Président de la République, SEM Alassane Ouattara, en faveur d’un développement rural robuste et équitable.
À l’heure où le cacao représente une part significative du revenu national et de l’emploi rural, cette rencontre symbolise une volonté partagée de conjuguer performance économique et responsabilité sociale et environnementale. Les regards sont désormais tournés vers les prochaines étapes, avec l’assurance que les engagements pris ce jour-là se traduiront par des actions concrètes au bénéfice des producteurs et des populations rurales.
Le cacao durable et traçable comme socle d’un développement équitable. Le rôle pivot de la Côte d’Ivoire, premier producteur et premier broyeur mondial. Un cadre de coopération renforcé entre l’ICCO et les autorités ivoiriennes, assorti de rencontres régulières. L’accent mis sur l’amélioration des revenus des producteurs et la durabilité économique de la filière.

Les observateurs et les acteurs de la filière s’accordent à dire que ce type d’échanges ouvre la voie à des projets concrets, notamment en matière de financement du développement rural, d’innovation agricole et de mécanismes de traçabilité renforcée. La Côte d’Ivoire et l’ICCO apparaissent ainsi résolues à tracer une trajectoire qui conjugue croissance économique, durabilité et équité pour l’ensemble des producteurs de cacao.
Rodrigue Cofye
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