Agro-Forêt de Monogaga : le ministère des Eaux et Forêts rétablit les faits et réaffirme son engagement  

photo ministre Assahore
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L’institution rappelle que ce projet s’inscrit dans la Politique de Préservation, de Réhabilitation et d’Extension des Forêts adoptée en 2018 par le Gouvernement ivoirien, qui vise à porter le taux de couverture forestière nationale à 20 % à l’horizon 2030, conformément aux dispositions du Code forestier de 2019 dont l’article 56 consacre la participation d’acteurs non étatiques à la gestion durable des forêts, permettant ainsi à l’État de concéder la gestion de son domaine forestier à des collectivités territoriales, des personnes morales de droit privé et des communautés rurales, un mécanisme renforcé par le décret n°2021-437 du 23 septembre 2021 définissant le cadre général de gestion des forêts classées éligibles à la concession, au nombre de 86.

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Dans ce contexte, l’État de Côte d’Ivoire a conclu en 2024 une convention de concession avec l’organisation Roots Wild Foundation en vue de l’aménagement de l’Agro-Forêt de Monogaga, dans le cadre d’un partenariat public-privé visant la réhabilitation durable de cet espace forestier à travers le développement de systèmes agroforestiers et d’activités écotouristiques, avec un plan d’investissement global de 35 milliards de FCFA sur dix ans, dont près de 3 milliards de FCFA dédiés au développement communautaire. Le Ministère souligne que la mise en œuvre de cette convention a déjà permis d’enregistrer des résultats significatifs, notamment la mise à disposition de 13 000 hectares au profit des populations riveraines pour leurs activités agricoles, le reprofilage de 25 kilomètres de pistes, l’amorce de l’électrification de certaines localités, la création de plus de 100 emplois en faveur des jeunes et des femmes ainsi que le renforcement des dispositifs de surveillance, contribuant ainsi à freiner la déforestation et à engager la restauration de l’Agro-Forêt.  

Toutefois, le projet demeure confronté à des entraves sérieuses, notamment la cession illégale de parcelles dans le domaine forestier, l’occupation irrégulière de certaines zones, en particulier balnéaires, ainsi que des actions de désinformation visant à compromettre sa bonne exécution.

Le ministère rappelle à cet effet que l’Agro-Forêt de Monogaga relève du domaine forestier privé de l’État et que toute occupation ou activité doit se conformer strictement à la réglementation en vigueur, tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre la mise en œuvre du projet avec transparence, rigueur et responsabilité, et en appelant l’ensemble des parties prenantes à faire preuve de responsabilité et d’engagement en faveur de la préservation durable du patrimoine forestier national.

Rodrigue Cofye