Le milliardaire nigérian Aliko Dangote a récemment livré sa vision des marchés africains les plus prometteurs pour les investisseurs, à l’occasion d’un échange avec Nicolai Tangen dans le podcast In Good Company.
Sans détour, l’homme d’affaires a cité dix pays africains qu’il considère aujourd’hui comme les destinations les plus attractives pour les investissements : le Nigeria, l’Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda, l’Égypte, l’Algérie, le Ghana, la Côte d’Ivoire et la Guinée.
Au-delà d’un simple classement, cette prise de position reflète surtout l’expérience d’un industriel ayant développé des activités dans 17 pays africains et qui ambitionne d’investir près de 45 milliards de dollars sur le continent d’ici 2030.
Selon Aliko Dangote, l’attractivité de ces marchés ne repose pas uniquement sur l’abondance des ressources naturelles. Plusieurs des pays cités, comme le Rwanda ou le Kenya, ne disposent pas d’importantes réserves pétrolières. Leur principal atout réside plutôt dans la stabilité de leur environnement économique et réglementaire.
Pour l’homme d’affaires, la prévisibilité constitue aujourd’hui un facteur décisif pour les investisseurs internationaux. Il estime qu’un pays devient attractif lorsque les décisions d’investissement peuvent résister aux changements politiques et gouvernementaux.
Évoquant le cas de l’Algérie, Dangote a reconnu le fort potentiel économique du pays tout en soulignant les limites liées à son niveau d’ouverture aux investisseurs étrangers. Un constat qui illustre, selon lui, l’importance de créer un climat des affaires favorable afin d’attirer durablement les capitaux privés.
« Avoir des ressources ne suffit pas, encore faut-il créer les conditions pour qu’on vienne les exploiter avec vous », a-t-il laissé entendre au cours de l’entretien.
Toutefois, le président du groupe Dangote a précisé que cette liste ne devait pas être interprétée comme un verdict définitif pour les autres pays africains. Il s’agit davantage d’un état des lieux actuel des économies offrant les meilleures garanties en matière de stabilité réglementaire, d’accessibilité des marchés et d’ouverture au secteur privé.
Cette analyse relance le débat sur les réformes structurelles nécessaires pour améliorer la compétitivité économique du continent et renforcer sa capacité à attirer les investissements internationaux.
Pour de nombreux observateurs, le message porté par Aliko Dangote est clair : l’Afrique dispose d’immenses opportunités économiques, mais la véritable clé du développement réside désormais dans la capacité des États à bâtir des environnements stables, transparents et favorables à l’investissement.
Aimé Kouassi
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