Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Ibrahim Konaté, a réaffirmé sa volonté d’accélérer la transformation économique de la Côte d’Ivoire à travers une politique ambitieuse d’industrialisation, de modernisation du commerce et de structuration du secteur artisanal.
À l’issue du Conseil des ministres du 3 juin, le ministre a partagé sa vision du développement économique du pays, soulignant la nécessité de renforcer les infrastructures productives et commerciales sur l’ensemble du territoire national.
« Mes équipes et moi voyons grand », a déclaré le ministre, mettant en avant un programme fondé sur une répartition stratégique des équipements économiques dans toutes les régions du pays.
Une vision territoriale de l’industrialisation
Pour le ministre Kalil Ibrahim Konaté, le développement économique durable passe par un maillage équilibré des infrastructures industrielles et commerciales. Il a ainsi fixé plusieurs objectifs structurants : la création d’une zone industrielle par région, d’un marché de gros par département, d’une usine par sous-préfecture, d’un supermarché par commune et d’un parc artisanal par district.

Selon lui, cette approche permettra de rapprocher les outils de production et de distribution des populations, de créer davantage d’emplois locaux et de stimuler les économies régionales.
« Voilà notre challenge. Il est grand, mais nous y parviendrons grâce à des coalitions fortes avec tous les acteurs », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation collective des institutions publiques, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.
La formalisation au cœur de la stratégie gouvernementale
Le ministre a également insisté sur l’importance de la lutte contre l’informalité, considérée comme l’un des principaux défis de l’économie ivoirienne.
Pour lui, la première étape consiste à identifier l’ensemble des acteurs économiques exerçant dans l’informel afin de faciliter leur intégration progressive dans le secteur formel. Cette démarche vise notamment à améliorer l’accès au financement, à renforcer la protection sociale des entrepreneurs et à accroître les recettes fiscales de l’État.
« La réduction de l’informalité commence par l’identification de tous les acteurs à inscrire dans le secteur formel », a-t-il souligné.
Des échanges avec des partenaires stratégiques
Dans le cadre de cette dynamique, le ministre et ses collaborateurs ont tenu plusieurs rencontres de haut niveau après le Conseil des ministres. Les échanges ont notamment concerné une délégation de la Banque mondiale, le Bureau exécutif de l’UGECI, le vice-président de Coca-Cola Franchise ainsi que le chargé d’affaires de l’Ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire.
Ces rencontres s’inscrivent dans la volonté du ministère de renforcer les partenariats avec les acteurs nationaux et internationaux afin d’accompagner la mise en œuvre de ses projets structurants.

Une ambition pour accélérer la transformation économique
À travers cette vision, le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat entend contribuer à l’émergence d’une économie plus compétitive, plus industrialisée et davantage créatrice de valeur ajoutée sur le territoire national.
L’ambition affichée par Kalil Ibrahim Konaté traduit la volonté des autorités ivoiriennes d’accélérer la transformation locale des ressources, de moderniser les circuits de distribution et de promouvoir un secteur artisanal mieux organisé, dans la perspective d’une croissance inclusive et durable.
Aimé Kouassi
Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de abidjaneconomie.net même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.


