La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix brutes de cajou, franchit une nouvelle étape dans la transformation industrielle de sa filière. Le Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK) a lancé officiellement, ce vendredi 26 juin 2026, à Novotel Abidjan-Plateau, les préparatifs de la 5ᵉ édition du Salon International des Équipements et des Technologies de Transformation de l’Anacarde (SIETTA), prévue du 12 au 14 novembre 2026 au Palais de la Culture de Treichville.

Placée sous le thème : « La Transformation de l’anacarde : au-delà de l’amande », cette édition marque un tournant stratégique. Le pays entend désormais valoriser l’ensemble des composantes du fruit, l’amande, le coque et la pomme, afin de bâtir une véritable économie circulaire du cajou. Une progression fulgurante en dix ans . Les résultats obtenus au cours de la dernière décennie témoignent d’une dynamique exceptionnelle. Le taux de transformation locale est passé de 6,2 % en 2014 à 43 % en 2025 ; le volume transformé a bondi de 40 383 tonnes en 2014 à près de 659 000 tonnes en 2025 et les exportations d’amandes blanches ont progressé de 8 197 tonnes en 2016 à 107 196 tonnes en 2025. Grâce à ces performances, la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le 3ᵉ transformateur mondial de noix brutes et le 2ᵉ exportateur mondial d’amandes de cajou.
Vers une nouvelle étape d’un million de tonnes en 2030
Pour Berté Mamadou, directeur général du CCAK, l’ambition est claire : « Le pays ne veut plus se limiter à l’amande, mais souhaite valoriser l’ensemble des composantes du fruit, notamment la coque et la pomme de cajou ». Avec un potentiel annuel estimé à 500 000 tonnes de coques et 8 millions de tonnes de pommes, les opportunités industrielles sont considérables.

Le SIETTA 2026 mettra ainsi l’accent sur les technologies de pointe, les rencontres B2B, les panels d’experts et la promotion des mécanismes d’investissement. Parmi les nouveautés annoncées par Simplice Gueu, au nom du Comité scientifique, il y a l’introduction d’un « lounge network » spécialement conçu pour la signature directe de contrats, l’aménagement d’un « Village SIETTA », ainsi qu’une cérémonie de distinction des acteurs clés du secteur. Un lounge network pour la signature directe de contrats, un Village SIETTA dédié aux innovations locales et une cérémonie de distinction des acteurs clés de la filière.
Pour Jérôme Ehui, président du Conseil d’administration du CCAK, l’objectif est de positionner la Côte d’Ivoire dans le cercle des nations bio-industrielles, grâce à l’implication forte du secteur privé. « Le SIETTA 2026 est votre rendez-vous. C’est à Abidjan que se dessineront les nouveaux contours de la filière anacarde de demain », a lancé Berté Mamadou en conclusion.


Créé en 2014, le SIETTA s’impose comme le plus grand rendez-vous professionnel de l’industrie mondiale du cajou. Après avoir mobilisé 15 000 visiteurs et plus d’une trentaine d’équipementiers lors de la précédente édition, les organisateurs affichent une confiance ferme quant au dépassement de ces records en novembre prochain.
Rodrigue Cofye
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