Industrie culturelle : LOMES veut faire de l’école un vivier pour l’économie musicale ivoirienne  

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A travers le concept « Une école, un orchestre », les promoteurs veulent structurer la détection des talents et créer, dès le milieu éducatif, les conditions d’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs de l’économie culturelle. Porté par la volonté de redonner une place centrale à la pratique musicale dans les écoles et les universités, le projet entend aller au-delà de la dimension artistique. Il ambitionne de contribuer à la professionnalisation des jeunes talents, à la création d’emplois dans les métiers de la musique et au développement d’un écosystème capable de générer des activités économiques autour de la création artistique. Présent lors de la présentation du projet, Dr Ouattara Siaka, 1er Vice-président chargé de l’Enseignement supérieur, a expliqué que cette initiative vise à identifier, accompagner et encadrer les talents issus du système éducatif.

« Il s’agit de rechercher des talents musicaux dans l’espace scolaire et universitaire, de les détecter, de les accompagner et de leur permettre de s’épanouir pour le rayonnement de la Côte d’Ivoire », a-t-il indiqué. L’enjeu économique réside notamment dans la constitution d’un vivier de compétences susceptibles d’alimenter l’ensemble de la chaîne musicale : artistes, instrumentistes, arrangeurs, techniciens, producteurs, managers, organisateurs de spectacles et autres professionnels de l’industrie culturelle. En développant ces compétences dès le plus jeune âge, LOMES entend ainsi contribuer à la consolidation d’un secteur culturel plus structuré et créateur de valeur. Le concept « Une école, un orchestre » prévoit la création de formations musicales au sein des écoles, lycées, universités, grandes écoles, cités universitaires et centres d’apprentissage. Ces structures pourront prendre part à des compétitions organisées progressivement aux niveaux communal, régional et national.

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Pour les promoteurs, cette dynamique peut également favoriser l’émergence d’un marché autour des activités culturelles et événementielles. Les concours, spectacles et rencontres musicales pourraient mobiliser différents prestataires et professionnels, tout en offrant de nouvelles opportunités de visibilité aux jeunes artistes. Le projet s’inscrit également dans une logique de lutte contre la déscolarisation. En permettant aux jeunes de développer leurs aptitudes artistiques tout en poursuivant leurs études, LOMES veut éviter que la recherche d’une carrière musicale se fasse au détriment du parcours éducatif. Les préparatifs du lancement officiel devraient débuter cette année, en prélude à la prochaine rentrée scolaire.

Les initiateurs indiquent que les 16 régions du pays disposent déjà de délégués régionaux chargés de déployer les structures locales. À terme, un concours national orchestral devrait être organisé, avec des phases éliminatoires dans les établissements et une finale nationale prévue lors d’un dîner-gala au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan. Un séminaire d’évaluation clôturera chaque édition.

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À travers LOMES, l’objectif est donc de transformer les établissements d’enseignement en véritables espaces de détection et de formation des futurs talents, tout en posant les bases d’un écosystème musical plus professionnel. Une stratégie qui pourrait contribuer, à terme, à faire de la culture un secteur davantage générateur d’emplois, de revenus et d’opportunités pour la jeunesse ivoirienne.

Julien Koffi