L’AEC salue la décision de la Cour de justice d’Afrique de l’Est et dénonce l’escalade des « guerres juridiques » contre le développement énergétique du continent

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Le projet d’oléoduc East African Crude Oil Pipeline (EACOP) vient de franchir une étape cruciale. Après cinq années de procédure, la Cour de justice de l’Afrique de l’Est a rejeté un recours introduit par plusieurs organisations de la société civile visant à bloquer la mise en œuvre de ce pipeline, long de 1 443 km et destiné à transporter le pétrole brut ougandais jusqu’au port tanzanien de Tanga.

La Chambre africaine de l’énergie (African Energy Chamber – AEC) a salué cette décision, qu’elle considère comme une victoire majeure pour la souveraineté africaine, la sécurité énergétique régionale et le développement industriel de l’Afrique de l’Est.

Un jugement qui protège un projet structurant pour l’Afrique de l’Est

En confirmant que le recours avait été introduit hors délai, la plus haute juridiction régionale met fin à une longue bataille judiciaire qui menaçait de retarder un projet jugé essentiel pour l’Ouganda et la Tanzanie. L’EACJ a rappelé l’importance du respect des procédures et a adressé un signal clair : les grands projets de développement ne peuvent pas être indéfiniment paralysés par des manœuvres procédurales.

Pour l’AEC, cette décision est un tournant.

« Les Ougandais soutiennent ce projet. Ils veulent des emplois, des investissements et la possibilité de participer à un avenir industriel », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.
« Le développement ne peut être externalisé ni compromis par des groupes qui utilisent les tribunaux africains pour mener des batailles idéologiques. »

Les communautés locales en faveur du progrès

L’AEC rappelle avoir visité plusieurs zones considérées comme « impactées » par le projet et affirme que la réalité observée sur le terrain contredit de nombreux récits véhiculés dans certaines campagnes internationales.

Selon la Chambre, les populations locales réclament avant tout l’accès à l’emploi, aux infrastructures et aux opportunités économiques qu’apportera le pipeline, conçu pour acheminer jusqu’à 210 000 barils par jour de pétrole brut.

Des « guerres juridiques » financées de l’étranger

Pour l’AEC, le cas de l’EACOP s’inscrit dans une tendance plus large : l’intensification de batailles judiciaires financées par des organisations étrangères visant à bloquer les projets énergétiques en Afrique.

Le communiqué pointe notamment : les actions en justice répétées visant les projets offshore de TotalEnergies et Shell en Afrique du Sud ; les procédures engagées dans plusieurs pays contre le projet GNL du Mozambique, accusées de retarder un investissement majeur pour l’électrification régionale.Selon l’AEC, ces actions alimentent un sentiment croissant de « double standard » : alors que les pays occidentaux poursuivent l’expansion de leurs propres infrastructures fossiles, les projets africains seraient systématiquement visés par des litiges internationaux.

Un message fort pour les investisseurs

Dans ce contexte, la décision de la Cour de justice d’Afrique de l’Est apparaît comme une démonstration de la robustesse institutionnelle de la région. Elle rassure les investisseurs et confirme l’engagement de l’Ouganda et de la Tanzanie à mener à bien ce projet majeur en partenariat avec TotalEnergies et CNOOC.

L’AEC réaffirme que l’EACOP figure parmi les projets d’infrastructures les plus stratégiques du continent, capable de générer : des milliers d’emplois directs et indirects ; l’essor de chaînes de valeur locales ; des recettes fiscales significatives pour les années à venir ; une transformation industrielle durable.

« Une réaffirmation de la souveraineté africaine »

Pour NJ Ayuk, le message est clair : « Cette décision rejette toute tentative de dictature énergétique extérieure. L’Afrique ne peut continuer à lutter contre la pauvreté énergétique si les projets essentiels à son développement sont constamment attaqués sans alternatives crédibles. »

L’AEC annonce qu’elle poursuivra son soutien à tous les partenaires engagés dans l’EACOP et continuera de défendre le droit des pays africains à exploiter leurs ressources de façon responsable, conformément à leurs aspirations économiques.

Aimé Kouassi