La Commission nationale d’hommage aux doyens (CNHD) a organisé, ce dimanche 14 décembre 2025, la 4ᵉ édition de la Journée nationale d’hommage aux doyens, une cérémonie placée sous le signe de la reconnaissance nationale et de la transmission intergénérationnelle. Cette édition a été solennellement dédiée à Sa Majesté Tiémoko Yadé Coulibaly, figure emblématique du patrimoine moral, intellectuel et institutionnel ivoirien.

L’événement s’est tenu à la Salle des fêtes du Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan-Cocody, en présence de nombreuses personnalités, de dignitaires nationaux, d’acteurs du monde académique, des finances ,ainsi que d’élèves et d’étudiants. Dr Djofolo Doumbia, enseignant-chercheur et spécialiste de la biographie, a animé une conférence publique sur le thème : « La vie de Tiemoko Yadé Coulibaly ». Celle conférence a pour modérateur Dr Siaka Ouattara, sous-directeur du lycée technique d’Abidjan. A cette occasion, le conférencier, a rappelé la portée symbolique de cette journée. Revenant sur les précédentes éditions, il a souligné que pour cette 4ᵉ rencontre, « les regards se tournent vers une icône, un maître, une personnalité dont le parcours force l’admiration ». Il a insisté sur le fait que la CNHD ne décerne pas un prix, mais rend un hommage national, celui de la Nation ivoirienne à l’un de ses fils les plus illustres.
Dr Djofolo Doumbia, conférencier , a invité la jeunesse ivoirienne à retenir de la vie de Tiémoko Yadé Coulibaly des valeurs fondamentales telles que l’honnêteté, la rigueur, le travail bien fait, la foi et la constance dans l’effort, rappelant que le travail bien fait finit toujours par porter ses fruits. Selon lui, cette rencontre se voulait un rendez-vous du savoir, de la mémoire et de la transmission.

Prenant la parole, Sa Majesté Tiémoko Yadé Coulibaly , a livré une intervention empreinte de lucidité et d’humilité, revenant sur les fondements de son parcours. « Je suis parti de très loin. Orphelin très tôt, je n’avais qu’une seule richesse : l’école. J’ai compris très jeune que le travail bien fait, la discipline et la foi étaient les seuls chemins possibles pour se construire durablement », a-t-il confié.
Après des stages à la Société Générale à Paris et au Fonds monétaire international, Tiémoko Yadé Coulibaly entame en 1969 une brillante trajectoire à la BCEAO, avant de rejoindre la Société Générale de Banque en Côte d’Ivoire, où il gravit tous les échelons jusqu’à devenir Président-directeur général en 1997, puis Président du Conseil d’administration et, en 2022, Président d’honneur.
Revenant sur ses choix professionnels, il a expliqué avoir décliné à plusieurs reprises de hautes fonctions étatiques. « On m’a proposé des responsabilités politiques importantes, mais j’ai toujours pensé que servir son pays ne se limite pas aux postes ministériels. J’ai choisi de bâtir des institutions solides, utiles à l’économie et à la société », a-t-il affirmé.
Face aux nombreux élèves et étudiants présents, le doyen a délivré un message de responsabilité et de persévérance : « La réussite n’est pas un hasard. Elle est le fruit de la constance dans l’effort, du respect des valeurs et de la patience. Il n’existe pas de raccourci durable », a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris de l’assistance.

Il a également tenu à replacer son parcours sous le sceau de la spiritualité. « Si j’ai pu tenir dans la durée, ce n’est pas par ma seule force. Tout ce que j’ai accompli, je le dois à Dieu. C’est à lui que j’ai dédié mon autobiographie », a-t-il souligné.
Moment symbolique de la cérémonie, Sa Majesté Tiémoko Yadé Coulibaly, a procédé à une séance de dédicace de son ouvrage intitulé « La main de Dieu » présenté comme un acte de transmission et de partage d’expérience, avec les générations futures.
La cérémonie marque par ailleurs l’ouverture d’un week-end d’activités, comprenant une soirée de gala, une action humanitaire et une messe d’action de grâce, traduisant la volonté de la CNHD de donner à cet hommage une dimension à la fois institutionnelle, sociale et spirituelle.

À travers cette 4ᵉ édition de la Journée nationale d’hommage aux doyens, la CNHD réaffirme sa volonté de faire des aînés des piliers de la mémoire collective, des références morales et des acteurs essentiels du vivre-ensemble ivoirien.
Julien Koffi
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