La culture de l’igname au cœur de la coopération ivoiro-japonaise

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Le jeudi 19 mars 2026, le Ministre délégué chargé des productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a reçu en audience Kato Koichi, nouveau représentant résident de la coopération japonaise en Côte d’Ivoire, à son cabinet situé au 8ᵉ étage de la Caistab à Abidjan. Cette rencontre a porté sur le renforcement des relations entre la Côte d’Ivoire et le Japon, avec un accent particulier sur le développement de la filière igname, dans un contexte de quête de souveraineté alimentaire.

Déjà active dans les domaines du riz et de l’aquaculture, la coopération agricole entre les deux pays, à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), s’apprête à intégrer un nouveau produit stratégique : l’igname. Une orientation souhaitée par le ministre Bernard Comoé, qui voit en cette culture un levier important de croissance agricole.

Saluant les résultats obtenus jusque-là grâce à l’appui de la JICA, le ministre a exprimé de nouvelles attentes : « Les interventions dans le vivrier, notamment dans le riz et l’aquaculture, sont satisfaisantes. Mais face aux enjeux de sécurité alimentaire, nous souhaitons aller plus loin, notamment en bénéficiant de votre expertise dans la production de légumes et l’intégration du digital dans l’agriculture. »

Il a également insisté sur le potentiel de l’igname en Côte d’Ivoire : « Notre production est déjà importante, mais nous ambitionnons de l’accroître grâce à des innovations, afin de développer la transformation locale et renforcer notre capacité d’exportation. Pour cela, l’expertise japonaise, reconnue à l’échelle mondiale, serait un atout majeur. »

Une sollicitation accueillie favorablement par Kato Koichi, qui s’est engagé à étudier les différentes pistes de collaboration. Il a par ailleurs évoqué la possibilité d’impliquer le secteur privé, notamment chinois, afin de soutenir le développement de la filière igname et encourager l’implantation d’unités de transformation en Côte d’Ivoire. Une dynamique qui pourrait générer des emplois et contribuer à la création de richesse, en particulier pour les jeunes.

La délégation japonaise comprenait également le chef du programme agriculture, en fin de mission en Côte d’Ivoire. Celui-ci a salué la qualité du partenariat avec les autorités ivoiriennes, notamment dans la mise en œuvre de projets structurants comme le Programme de Production Alimentaire d’Urgence en Côte d’Ivoire (2PAUCI), financé à hauteur de 75 milliards de francs CFA, et visant à renforcer durablement la sécurité alimentaire du pays.

Aimé Kouassi