Dans un contexte marqué par la persistance des défis sécuritaires, climatiques et socio-économiques dans les zones frontalières des pays sahélo-côtiers, la coopération régionale s’impose comme une réponse incontournable. C’est dans cette dynamique que s’est tenue, ce jeudi 2 avril 2026, à l’Azalaï Hôtel Marcory, la première session ordinaire du Comité régional de pilotage du projet SKBoWa.

Ce programme novateur, cofinancé par l’Union européenne et l’Allemagne, rassemble le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Mali autour d’un objectif commun : stabiliser les territoires frontaliers face aux menaces sécuritaires et aux effets du changement climatique. La rencontre s’est déroulée sous la présidence du ministre ivoirien en charge de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, Bruno Nabagné Koné.
Dans son discours d’ouverture, le ministre a présenté le projet SKBoWa comme un instrument stratégique d’intégration régionale. « SKBoWa constitue un véritable levier d’intégration régionale et un modèle concret de coopération entre États sahélo-côtiers », a-t-il déclaré, soulignant que le projet dépasse les cadres institutionnels classiques pour s’ancrer dans les réalités vécues par les populations frontalières. Il a également insisté sur la nécessité d’une approche pragmatique et orientée vers les résultats. « Nous devons bâtir une coopération efficace, capable de produire des impacts tangibles sur le terrain », a exhorté le ministre.

M. Koné a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du président de la République, Alassane Ouattara, qui promeut une Côte d’Ivoire solidaire et une Afrique intégrée, stable et prospère. « Cette initiative traduit la volonté du Chef de l’État de renforcer une coopération sous-régionale dynamique, fondée sur le pragmatisme et l’efficacité », a-t-il affirmé.
Co-financé par l’Union européenne et l’Allemagne, le projet SKBoWa vise à renforcer la stabilité des territoires partagés entre le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Mali, en apportant des réponses concrètes aux défis sécuritaires et climatiques.
L’ambition affichée est de transformer ces espaces frontaliers en zones de développement, de résilience et de cohésion sociale, à travers une meilleure coordination des politiques publiques et des actions de terrain. Cette première session du Comité régional de pilotage vise à traduire les engagements politiques en actions concrètes et mesurables. Elle entend notamment renforcer la coordination entre les acteurs, harmoniser les interventions dans les zones frontalières, définir des priorités stratégiques et accélérer la mise en œuvre des recommandations déjà formulées. « Les populations frontalières doivent être les premières bénéficiaires des résultats de ce projet », a insisté le ministre, appelant à une synergie renforcée entre tous les acteurs.

Au terme de son intervention, Bruno Nabagné Kone a exprimé la reconnaissance du gouvernement ivoirien aux initiateurs du projet et réaffirmé l’engagement de l’État. « Le gouvernement ivoirien reste pleinement engagé à accompagner la mise en œuvre de ce programme », a-t-il assuré, avant d’exhorter les participants à renforcer leur engagement collectif pour faire de SKBoWa un véritable instrument de stabilité et de développement durable.

Dans la foulée, il a officiellement déclaré ouverte la première session ordinaire du Comité régional de pilotage du projet SKBoWa, marquant ainsi une nouvelle étape dans la construction d’une intégration régionale plus forte et plus efficace.
Julien Koffi
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