Plus de 4 millions FCFA impayés : Un artisan lance un appel contre l’entrepreneur Prospère Balagizi Lukama

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Un artisan spécialisé dans la fabrication et l’installation de garde-corps en inox et verre, D. K. affirme être victime d’un important non-paiement après des travaux réalisés sur un chantier hôtelier situé dans la zone du CAFOP à Yamoussoukro.

Selon une plainte adressée au 1er arrondissement, commissariat de Yamoussoukro, les faits remonteraient à octobre 2023. Le plaignant explique avoir été contacté par un homme identifié comme Monsieur Prospère Balagizi Lukama pour la réalisation de garde-corps en inox et verre dans un bâtiment hôtelier en construction. Un accord aurait été conclu autour d’un tarif de 120 000 FCFA par mètre carré.

L’artisan affirme avoir demandé une avance de 2,5 millions FCFA afin de démarrer les travaux, mais n’avoir reçu que 600 000 FCFA dans un premier temps. Malgré cela, il dit avoir commencé le chantier après avoir reçu des assurances concernant le paiement du solde.

Dans son récit, le plaignant soutient avoir travaillé dans des conditions particulières, déclarant qu’il lui était demandé de quitter régulièrement le chantier à l’arrivée du propriétaire présumé des lieux. Il affirme également avoir été rassuré par plusieurs rencontres organisées à Abidjan, notamment à la Riviera Palmeraie, où Monsieur Prospère lui aurait été présenté comme associé à une structure dénommée SCMS Architecture & Construction.

L’artisan assure avoir réalisé environ 93 % des travaux convenus avec ses ouvriers, mais déclare qu’un montant estimé à 4,2 millions FCFA resterait impayé à ce jour. Il indique également avoir contracté des crédits pour acheter des matériaux et affirme que plusieurs de ses ouvriers n’ont toujours pas reçu l’intégralité de leur rémunération.

Toujours selon ses déclarations, une rencontre organisée le 9 mai 2026 avec le propriétaire de l’immeuble lui aurait permis de découvrir que Monsieur Prospère n’était pas, contrairement à ce qu’il croyait, un membre de la famille du propriétaire. Le plaignant affirme également que le propriétaire aurait reconnu l’existence de difficultés similaires avec cette même personne.

Le dossier aurait pris une nouvelle tournure lorsqu’un échange téléphonique entre le propriétaire du chantier et Monsieur Prospère aurait eu lieu en présence du plaignant. Ce dernier soutient que le propriétaire aurait demandé des explications concernant l’état d’avancement des travaux et les paiements effectués.

Réaction de la personne mise en cause

Contacté par téléphone, lundi 1er juin 2026, Monsieur Prospère Balagizi Lukama a catégoriquement rejeté les accusations portées contre lui. « Cette affaire date de très longtemps, il raconte n’importe quoi. C’est faux ce qu’il raconte. Je lui ai donné un petit marché qu’il n’a pas pu exécuter », a-t-il déclaré.

Il a également menacé d’engager des poursuites judiciaires contre son accusateur ainsi que contre le journaliste ayant sollicité sa version des faits. « S’il s’amuse, je vais le poursuivre. Vous n’êtes pas juge. Je vais vous poursuivre », a-t-il ajouté. À ce stade, aucune décision judiciaire n’a encore été rendue dans cette affaire. Le plaignant sollicite l’intervention des autorités compétentes afin d’obtenir le règlement du montant qu’il estime lui être dû.

Aimé Kouassi