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Sur le plan monétaire, la rigueur adoptée – notamment le relèvement du taux directeur de 2% à 3% – a permis de contenir les pressions inflationnistes. La baisse des coûts des produits importés et une bonne campagne agricole ont contribué à ramener l’inflation de 3,5% en 2024 à 0,0% en 2025.

La stabilité financière a été renforcée par la réforme du secteur bancaire, avec le doublement du capital social minimum des banques (de 10 à 20 milliards FCFA). Cette consolidation a favorisé une dynamique de crédit (+5,6%) et une hausse de la masse monétaire (+17,4%).

La croissance économique, supérieure à celle de 2024 (6,2%), a été stimulée par la consommation des ménages et l’investissement. Sur le plan extérieur, les termes de l’échange se sont améliorés de 35,1%, portés par les cours élevés de l’or et du cacao, ainsi que par l’essor de la production pétrolière régionale (+64,6%). Les actifs extérieurs nets ont bondi de 174,8%, tandis que le déficit budgétaire régional a été ramené à 3,7% du PIB (contre 5,4% en 2024).

Fort de cette maîtrise inflationniste, le Comité de politique monétaire (CPM) a assoupli sa politique en juin 2025, réduisant le coût du refinancement bancaire à 4,72% et celui du crédit au secteur privé à 6,72%.

Jean-Claude Kassi Brou a enfin insisté sur la poursuite des chantiers de modernisation et de digitalisation du paysage financier régional, considérés comme essentiels pour soutenir la croissance et renforcer l’intégration économique de l’UMOA.

Rodrigue Cofye