Moody’s Reconnait les progrès de la BIDC

La BIDC est la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO

Alors même que l’institution financière internationale continue l’expansion de ses activités de financement à un rythme soutenu, Moody’s justifie cette amélioration de sa perception de la BIDC par « la solidité du profil de solvabilité de la Banque, un niveau de capitalisation adéquat et une qualité d’actifs résiliente. »

Synthese des notations des differentes agences

Les progrès accomplis dans la diversification des sources de financement de l’organisme, ainsi que le soutien constant de ses actionnaires, illustré par la poursuite des libérations de capital et le développement de partenariats stratégiques, sont d’autres éléments qui ont conduit l’agence à revoir sa position vis-à-vis de l’organisation œuvrant à la promotion de l’intégration économique et à la croissance inclusive en Afrique de l’Ouest.

Commentant la nouvelle, le Président de la BIDC et de son Conseil d’administration, Dr George Agyekum Donkor, estime que cette révision à la hausse témoigne clairement des progrès réalisés par la BIDC dans le renforcement de ses bases financières et de ses capacités institutionnelles. Pour lui, l’analyse de Moody’s démontre qu’une banque régionale de développement peut être à la fois ambitieuse, résiliente et que l’Afrique de l’Ouest dispose d’une institution crédible et efficace, prête à prendre les rênes de son programme de développement. « Ce palier atteint confirme la confiance que nos actionnaires, nos partenaires et la communauté internationale placent en nous. » Affirme-t-il.

abla2026
Au Centre, Dr George Agyekum Donkor, Président de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et de son Conseil d’Administration, recevant le prestigieux Prix du leadership Africain en finance du développement – Intégration régionale et transformation économique, à l’occasion de la 16ème édition des African Business Leadership Awards (ABLA) 2026, organisée à la Chambre des Lords à Londres au Royaume-Uni.
Bien que toujours dans la tranche hautement spéculative, cette revalorisation marque tout de même une étape décisive dans la progression régulière de la BIDC vers une autre catégorie d’investissement (investment grade). Pourquoi ? Et bien parce qu’elle envoie un signal fort, aux investisseurs internationaux et aux partenaires au développement, quant à la trajectoire crédible de la Banque. En tout état de cause, ce passage de l’estimation de la note d’émetteur de long terme de la BIDC de B2 à B1, accompagnée d’une perspective stable, devrait lui permettre d’accéder aux marchés internationaux de capitaux à des conditions un peu plus compétitives. L’entrée historique de la Banque Africaine de Développement (BAD) au capital de la BIDC en tant que premier actionnaire institutionnel, approuvée par son conseil d’administration en juin 2026, a, également, été l’un des facteurs clés, pris en compte par Moody’s, pour rehausser la note de l’agent de développement Ouest Africain. Et pour cause, l’arrivée de ce nouvel actionnaire renforce les fonds propres, les normes de gouvernance et la crédibilité de la BIDC.

KOFFI-KOUAKOU Laussin

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