Foncier à Anyama 4 Croix : Touré Ahmed Bouah démonte les accusations d’ESTP documents à l’appui  

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 Accusé par le dirigeant d’ESTP, Mory Soumahoro, dans le cadre d’un projet d’aménagement portant sur 346 hectares, le patron de Sophia SA a choisi de trancher le débat par les preuves administratives et techniques lors d’une conférence de presse tenue aux côtés du chef du village d’Anyama 4 Croix et d’experts fonciers. « Il faut regarder la réalité physique du terrain et les documents techniques », a-t-il d’emblée martelé pour recentrer le litige au-delà des spéculations.

Rappelant que son entreprise est le concessionnaire légal de l’aménagement de l’axe Abidjan-Anyama sur une assiette foncière de 629 hectares attribuée par l’État de Côte d’Ivoire, le patron de Sophia SA a précisé qu’un mandat d’achèvement et de lotissement de 300 hectares avait été confié à ESTP. Seulement, les conclusions d’une expertise foncière judiciaire sollicitée par ses soins sont sans appel : si la parcelle contractuelle est parfaitement localisée, les aménagement entrepris par Mory Soumahoro ont été exécutés hors limites. « Les travaux réalisés par ESTP ont été exécutés sur une autre assiette foncière, distincte de celle correspondant au mandat », a-t-il révélé, plans topographiques en main.

Démentant toute passivité face à cette erreur de chantier, Touré Ahmed Bouah a exhibé un courrier de la chefferie du 25 novembre 2025 ainsi que des relances écrites restées infructueuses : « Nous avons écrit à ESTP pour demander des explications et attirer l’attention de son dirigeant », a-t-il souligné. Désormais déterminé à faire valoir le droit de propriété, le patron de Sophia SA entend « laisser les pièces techniques parler » en ordonnant une mise en demeure formelle, une mission d’évaluation et un audit complet du site.

Julien Koffi