Affaire foncière à Anyama-Adjamé à 4 croix : Soumahoro Mory réclame un débat public avec Touré Ahmed Bouah

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Lors d’une visite du site organisée le jeudi 10 septembre 2026, Soumahoro Mory et Ahoua Ouattara, en présence de représentants des sept familles propriétaires coutumières, ont présenté les travaux déjà réalisés. Il s’agit notamment de l’ouverture et du décapage des voies, des opérations de lotissement et d’aménagement, ainsi que de la pose des premiers poteaux électriques. Des démarches administratives seraient également engagées en vue de l’approbation du projet.

Selon les promoteurs, l’accord conclu avec les familles concernées prévoyait la mise en valeur du domaine afin d’aboutir à l’obtention de l’Arrêté de concession définitive (ACD). Au cœur du différend figure la revendication de propriété formulée par Touré Ahmed Bouah. D’après les déclarations d’Ahoua Ouattara, l’homme d’affaires se prévaut d’un titre portant sur un périmètre de 346 hectares, acquis il y a environ deux décennies et qui engloberait le site concerné.

Les promoteurs indiquent que les travaux ont été interrompus à la suite d’une démarche effectuée par voie de commissaire de justice. Ils contestent toutefois les fondements de cette intervention. Ils évoquent également des engagements financiers qui, selon eux, n’auraient pas été respectés à l’égard des communautés locales, pour un montant annoncé de 5 milliards de FCFA, ainsi que des opérations de revente partielle du domaine à des institutions de prévoyance sociale, sans consultation préalable des propriétaires coutumiers.

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Dans ce contexte, Soumahoro Mort souhaite désormais un débat public avec Touré Ahmed Bouah. L’objectif affiché est de permettre aux différentes parties de s’expliquer sur les titres de propriété, les investissements réalisés et les engagements pris auprès des populations. Le différend reste ainsi marqué par des versions contradictoires, dont la clarification relève désormais également des procédures engagées devant les autorités compétentes.

Il faut souligner que le dossier a par ailleurs été porté devant le Parquet du Pôle pénal économique et financier.

Julien Koffi