Finance islamique : plus de 200 millions d’euros approuvés par l’ICD en Côte d’Ivoire

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Plus de 200 millions d’euros approuvés, dont 144 millions d’euros décaissés. Ce sont les principaux chiffres présentés par la Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD), ce jeudi 1er octobre 2026, au Pullman Hotel d’Abidjan-Plateau, lors de la journée consacrée au développement de la finance islamique en Côte d’Ivoire organisée par  le groupe de la banque islamique de développement en partenariat avec le ministère du plan et du développement, le bureau région de la BID à Abidjan et la chambre du commerce de Côte d’Ivoire.  Selon le chef de la délégation de l’ICD, Ulan Abylgaziev, les lignes accordées aux banques doivent permettre d’accroître leur capacité à accompagner les PME, les entreprises locales et les champions nationaux. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du PND 2026-2030, qui prévoit environ 115 000 milliards de FCFA d’investissements, avec une contribution attendue du secteur privé et des partenaires internationaux à hauteur de 70 %. « La prochaine étape du développement de la Côte d’Ivoire reposera, dans une large mesure, sur sa capacité à mobiliser des capitaux privés et à les orienter efficacement vers des investissements productifs », a déclaré Ulan Abylgaziev, chef de la délégation de l’ICD.

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 Toutefois, le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, la disponibilité des ressources ne suffit pas. Les entreprises doivent également mieux connaître les instruments auxquels elles peuvent prétendre, ainsi que leurs conditions d’éligibilité, les montants, les durées, les coûts, les garanties et les documents requis. « Quel instrument peut répondre à notre besoin et auprès de quel interlocuteur, à quelles conditions et dans quel délai ? », a-t-il interrogé. Dans cette perspective, les lignes de financement constituent un moyen d’élargir les ressources accessibles aux acteurs privés, tandis que les prises de participation peuvent soutenir la création ou le renforcement d’institutions financières islamiques. Par ailleurs, l’ICD considère la finance islamique comme une source complémentaire de capitaux susceptible d’attirer de nouveaux investisseurs et de soutenir les investissements productifs. Les secteurs concernés comprennent notamment l’agriculture et ses chaînes de valeur, les PME, les infrastructures, l’emploi et la transition écologique. L’institution travaille également avec les autorités et les acteurs privés à la création d’une banque islamique de plein exercice en Côte d’Ivoire.  

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À l’échelle africaine, l’Afrique subsaharienne représentait environ 35 % du portefeuille de l’ICD à fin 2025, avec des interventions dans 20 pays. L’institution accompagne aussi des États dans l’accès aux marchés de capitaux, notamment à travers la structuration de sukuk. Ainsi, l’atelier d’Abidjan vise à renforcer les partenariats entre l’ICD, les banques, les entreprises et les investisseurs afin d’accroître les financements destinés à l’économie productive.

Julien Koffi