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Rapprocher la banque des acteurs économiques et faciliter l’accès aux services financiers. C’est l’ambition affichée par la Société ivoirienne de banque (SIB) à l’occasion de ses journées portes ouvertes à Daloa, dans la région du Haut-Sassandra. Cette rencontre a permis aux responsables de coopératives agricoles et aux entrepreneurs d’échanger, avec les équipes de la banque et son partenaire, Wafa Assurance Côte d’Ivoire, sur les solutions susceptibles de répondre à leurs besoins.

A cette occasion, le directeur général adjoint de la direction de la SIB, Bakary Yéo, a souligné la place stratégique de Daloa dans l’économie ivoirienne, en raison du poids de ses activités agricoles, commerciales et entrepreneuriales. « Notre démarche est d’aller à votre rencontre, vous présenter nos solutions et réaffirmer notre engagement à vos côtés », a-t-il déclaré, estimant que le développement économique national se construit au plus près des régions, des entreprises et des populations. Il a par ailleurs soutenu que les producteurs, les commerçants, les PME, les grandes entreprises et les ménages reviennent à transformer le potentiel économique des territoires en croissance durable. Il a ainsi insisté sur la nécessité de proposer des réponses adaptées aux réalités de chaque catégorie de clientèle.  Il saisit cette opportunité pour présenter les principales catégories de services proposées par la SIB, notamment le financement des investissements, la gestion de trésorerie, les solutions de paiement, l’épargne et le crédit personnel.

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Au-delà de la diversité des produits, Bakary Yéo a mis l’accent sur la qualité du conseil et la proximité des équipes, indispensables pour comprendre les attentes des clients et construire des solutions adaptées à leurs projets.

Bien avant lui, Stéphane Gbelly, 1er magistrat de  la commune de Daloa, a salué une initiative qui témoigne, selon lui, de l’intérêt de la SIB pour le développement du tissu économique local et l’accompagnement des entreprises ivoiriennes.

Il a rappelé que Daloa, pôle économique du Haut-Sassandra et carrefour stratégique, dispose d’importantes potentialités dans les secteurs du commerce, de l’agriculture, du transport et des services. La commune compte de nombreux entrepreneurs, commerçants et promoteurs de petites et moyennes entreprises qui contribuent quotidiennement à la création de richesses et d’emplois.

Toutefois, pour permettre à ces acteurs de développer pleinement leurs activités, le maire estime qu’un meilleur accès aux financements reste indispensable. Il a ainsi salué la démarche de proximité de la SIB, qui permet aux opérateurs économiques de découvrir les offres bancaires et d’exprimer directement leurs préoccupations. « En venant à la rencontre des entreprises et des opérateurs économiques de Daloa, votre institution fait le choix de la proximité, de l’écoute et du partenariat », a-t-il souligné.

Le premier magistrat de la commune a également réaffirmé la disponibilité du conseil municipal à accompagner toute initiative contribuant à renforcer l’attractivité de Daloa, à consolider le secteur privé et à améliorer les conditions de vie des populations. Non sans souhaiter que ces journées débouchent sur de nouvelles opportunités d’affaires et des partenariats durables entre la banque et les acteurs économiques du Haut-Sassandra.

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Pour sa part,  Sekongo Lahayala Fatogoma ,  directeur de la coopérative Kapativa Kopsia, basée à Bonon, dans la région de la Marahoué, a salué une démarche qui rapproche les institutions financières des professionnels de la filière café-cacao. Il a notamment souligné la nécessité d’accélérer la digitalisation des transactions dans un secteur où la manipulation d’importantes sommes en espèces constitue une contrainte. « Il nous faut véritablement travailler avec les banques pour digitaliser notre secteur », a-t-il indiqué, considérant le rapprochement avec les établissements financiers comme une évolution nécessaire des pratiques d’achat du café et du cacao.

De son côté, N’Guessan Désiré, président de l’Association des producteurs de café-cacao du Haut-Sassandra et secrétaire général de la Fédération nationale des sociétés coopératives de Côte d’Ivoire, a insisté sur les difficultés rencontrées par certaines coopératives pour satisfaire aux exigences de garanties imposées , lors des demandes de financement. Dans un contexte difficile pour la filière, il a souhaité que les échanges,  avec la SIB débouchent sur des solutions permettant aux organisations agricoles d’accéder plus facilement aux ressources nécessaires à leurs activités. Il a également souligné l’importance de la bancarisation et des paiements numériques pour sécuriser les transactions des producteurs.

Les besoins ne se limitent pas au secteur agricole

 Thia Paul, co-fondateur et gérant des établissements COMEF, qui regroupent le Collège moderne « Les Étoiles Futures de Daloa », a également vu dans cette rencontre une occasion de rechercher des partenaires financiers capables d’accompagner le développement de son établissement.

La protection contre les risques a constitué un autre volet important des échanges. Partenaire de la SIB, Wafa Assurance Côte d’Ivoire, a présenté des produits destinés notamment aux coopératives agricoles et aux entreprises.

Raphaël Conan, responsable du pôle commercial de la compagnie, a détaillé trois principales solutions pour les coopératives. Il s’agit de la couverture des stocks contre certains sinistres, l’assurance transport de marchandises et l’assurance individuelle accident.

La première vise à protéger les stocks entreposés contre des risques tels que l’incendie, le vol et les dégâts des eaux, selon les garanties contractuelles. La deuxième concerne les dommages pouvant affecter les marchandises durant leur acheminement. La troisième prévoit différentes prestations en cas d’accident, notamment pour les frais médicaux, l’invalidité ou le décès, conformément aux garanties souscrites. Wafa Assurance propose également des solutions de multirisque professionnelle et d’assurance automobile destinées aux entreprises commerciales et de distribution.

À travers ces journées portes ouvertes, la SIB entend renforcer son ancrage dans le Haut-Sassandra et consolider ses relations avec les acteurs économiques de la région.

Pour Sekongo Lahayala Fatogoma, ces protections sont indispensables au regard des valeurs parfois considérables entreposées dans les magasins des coopératives. Il a cité le cas de sa structure, qui a déjà détenu un stock de cacao évalué à plus de 900 millions de FCFA, pour illustrer les conséquences qu’un sinistre pourrait entraîner.

Le maire de Daloa et Bakary Yéo ont tous deux insisté sur l’importance de la collaboration entre les collectivités territoriales, les institutions financières et les entrepreneurs pour soutenir l’activité économique et favoriser la création d’emplois. Pour les coopératives et les entreprises présentes, l’enjeu est désormais de transformer ces échanges en possibilités concrètes de financement, de bancarisation et de couverture des risques.

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Forte de 64 années de présence en Côte d’Ivoire, la SIB entend poursuivre cet accompagnement en tenant compte de l’évolution des besoins de sa clientèle. Filiale du groupe Attijariwafa bank, l’institution ambitionne de consolider sa position de partenaire financier des acteurs économiques locaux.

Julien Koffi, envoyé spécial à Daloa