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Face aux pressions agroécologiques, économiques et climatiques croissants, le projet a mobilisé un large consortium de partenaires scientifiques et professionnels pour renforcer la durabilité des systèmes de production. Après cinq années de recherches approfondies et d’expérimentations en conditions réelles, l’atelier de clôture a permis de présenter les résultats obtenus, d’évaluer leur opérationnalité et d’identifier leur potentiel d’application concrète dans les plantations. Les communications présentées lors de l’atelier ont couvert un spectre remarquablement large de problématiques essentielles à la durabilité du cacao.

Parmi les thématiques abordées figurent la valorisation du bois d’œuvre, la restauration de la biodiversité arborée, et l’adaptation des plantations aux effets du changement climatique. Une attention particulière a été portée à la lutte contre le swollen shoot, cette maladie virale dévastatrice qui menace gravement les cacaoyères ouest-africaines.

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Les travaux ont également exploré des pistes de diversification économique, notamment à travers la pisciculture, offrant ainsi aux producteurs des sources de revenus complémentaires. L’analyse économique du verger familial, les approches sociales et écologiques de la certification, ainsi que le rôle stratégique de l’Observatoire de la cacaoculture dans la collecte et l’analyse des données ont constitué d’autres axes majeurs de recherche. Les présentations ont également mis en lumière des innovations directement applicables sur le terrain. La gestion optimale de l’ombrage, l’amélioration des rendements dans les systèmes agroforestiers, et l’usage de l’outil numérique « Décision Cacao » figurent parmi les solutions développées pour accompagner les producteurs dans leurs choix techniques. D’autres travaux ont porté sur l’amélioration de la qualité organoleptique du cacao, la régénération naturelle assistée et les solutions de restauration de la qualité des sols. L’ensemble de ces innovations fournit des réponses concrètes, réalistes et adaptées aux réalités quotidiennes des producteurs ivoiriens et ghanéens. Au-delà de la présentation des résultats, l’atelier a constitué un espace privilégié de dialogue entre chercheurs, organisations de producteurs, acteurs institutionnels et professionnels de la filière. Ces échanges ont permis d’identifier des leviers essentiels pour renforcer la durabilité des exploitations et de souligner les synergies entre agroforesterie, économie familiale et santé végétale.

 Des recommandations concrètes ont émergé pour soutenir la transition agroécologique du secteur, ouvrant la voie à des politiques et pratiques mieux adaptées aux enjeux contemporains de la cacaoculture. Vers un label de qualité ouest-africain Dans son discours de clôture, le Pr Issiaka Koné, vice-président de l’Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, a salué la qualité des travaux réalisés et la solidité de la coopération tripartite entre la France, la Côte d’Ivoire et le Ghana. Il a encouragé la poursuite des efforts pour faire du cacao ouest-africain un label international de qualité et de durabilité, une ambition qui pourrait transformer durablement la position de ces pays sur le marché mondial. 

Il fait souligner que l’atelier de clôture de Cocoa4Future marque une étape décisive dans la consolidation des connaissances et innovations en cacaoculture. Les avancées réalisées ouvrent désormais la voie à des systèmes de production plus résilients, performants et respectueux des écosystèmes. En conjuguant rigueur scientifique, pragmatisme opérationnel et dialogue avec les acteurs de terrain, le projet contribue à bâtir une cacaoculture véritablement durable et prospère pour les producteurs et leurs territoires. Un héritage précieux pour les générations futures de cacaoculteurs ouest-africains.

Julien Koffi