Les 20 et 21 janvier 2026, le Radisson Blu a abrité la 6e édition des Journées Nationales des Exportateurs de Cajou de Côte d’Ivoire (JNEC-CI), consacrée à la problématique suivante : « Quelle politique d’exportation pour un meilleur revenu aux producteurs de noix de cajou et une transformation plus compétitive en Côte d’Ivoire ? »

À l’ouverture de l’événement, Mamadou Berté, directeur général du Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité, a dressé un bilan très positif de la campagne 2025. La transformation locale a connu une progression spectaculaire avec un taux de 43%, bien au-delà des performances des années précédentes. Cette dynamique a permis d’orienter plus de 659 000 tonnes de noix brutes vers les unités de transformation nationales.
Ces chiffres remarquables consolident la position de la Côte d’Ivoire comme troisième transformateur mondial et deuxième exportateur mondial d’amandes de cajou. La récolte record de plus de 1,5 million de tonnes commercialisées confirme le statut du pays comme premier exportateur mondial de noix brutes, avec plus de 860 000 tonnes expédiées vers l’Inde et le Vietnam.
Mamadou Berté a toutefois appelé à une réflexion stratégique : « Si l’exportation de la noix brute de cajou a longtemps constitué un levier important de mobilisation de devises pour l’économie ivoirienne, elle doit être désormais repensée et ajustée. »
Alex N’Guettia Assouman, commissaire général des JNEC-CI et président de l’Association des Exportateurs de Cajou de Côte d’Ivoire (AEC-CI), a mis en lumière les avancées majeures réalisées tout au long de la chaîne de valeur. Il a notamment cité l’augmentation de la capacité de transformation locale, la professionnalisation des acteurs, le renforcement du positionnement géostratégique du pays et la création d’emplois à forte valeur ajoutée.

S’exprimant au nom des exportateurs, M. N’Guettia a rendu hommage au président Alassane Ouattara pour son action en faveur de la filière. « L’avenir de l’anacarde en Côte d’Ivoire réside dans la transformation locale. Garantir la réalisation de cet objectif stratégique, c’est soutenir l’exportation dès aujourd’hui », a-t-il affirmé.
Soro Beh, président du Conseil d’Administration de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) Anacarde, a salué l’engagement de l’État tout en appelant l’ensemble des acteurs à renforcer leur cohésion.
La présence du Vietnam, pays invité d’honneur et premier transformateur mondial de noix de cajou, a marqué ces journées. L’association VINACAS, qui regroupe les professionnels vietnamiens du secteur, a réaffirmé sa volonté de renforcer sa collaboration avec les acteurs ivoiriens.

Les JNEC-CI 2026 ont proposé plusieurs panels thématiques portant sur le financement de la filière, la préservation du revenu des producteurs, la politique d’exportation des noix brutes et l’accroissement des capacités locales de transformation.
Cette plateforme d’échanges, qui réunit producteurs, exportateurs, transformateurs et partenaires techniques et financiers, s’impose comme le rendez-vous incontournable pour débattre de l’avenir stratégique de la filière cajou en Côte d’Ivoire.
Julien Koffi
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