Productions vivrières : Bernard Kini Comoé reçu par le Directeur général de la FAO à Rome

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En visite de travail à Rome, le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a été reçu en audience par le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Dr Qu Dongyu, au siège de l’institution.

Cette rencontre de haut niveau a permis d’examiner les principaux axes de coopération entre la Côte d’Ivoire et la FAO dans les domaines de la sécurité alimentaire et du développement des filières vivrières. Les échanges ont porté notamment sur l’adaptation des systèmes de production aux effets du changement climatique, la professionnalisation des principales filières vivrières, notamment le riz, le manioc, le maïs, la banane plantain, les fruits et légumes, ainsi que le renforcement de la lutte contre les maladies qui affectent le manioc.

La promotion de l’emploi des jeunes dans les chaînes de valeur agricoles et l’accélération de la production vivrière ont également été au cœur des discussions. Ces objectifs passent notamment par l’introduction de technologies de maîtrise de l’eau, la mécanisation agricole et l’amélioration de l’accès des producteurs aux marchés. À l’issue de l’audience, Bernard Kini Comoé, s’exprimant au nom du Président de la République, Alassane Ouattara, a salué l’excellence de la coopération entre la Côte d’Ivoire et la FAO. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement, sous la conduite du Premier ministre Robert Beugré Mambé, en faveur de la souveraineté alimentaire et de la modernisation des filières vivrières.

Le ministre délégué a également salué la disponibilité de la FAO à accompagner la Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre de ses politiques agricoles. Il a notamment rappelé la remise, le samedi 12 septembre 2026 à Yamoussoukro, de matériel destiné à la collecte de données sur la filière rizicole, d’une valeur de 47 millions de FCFA, avec l’appui de la République du Japon. Pour sa part, le directeur général de la FAO, Dr Qu Dongyu, a confirmé la disponibilité de l’Organisation à poursuivre son appui technique à la Côte d’Ivoire.

Cet accompagnement devrait notamment porter sur le transfert de technologies adaptées à la maîtrise de l’eau, la mécanisation agricole et le renforcement de l’accès des producteurs aux marchés, en vue de contribuer aux objectifs de sécurité et de souveraineté alimentaires. Avant cette audience, le ministre délégué chargé des Productions vivrières et sa délégation ont eu une séance de travail avec Yurdi Yasmi, directeur de la Division de la production et de la protection des végétaux de la FAO.

Les échanges ont porté sur plusieurs problématiques liées au développement de la production vivrière en Côte d’Ivoire. Bernard Kini Comoé a notamment évoqué le développement de filières de niche telles que le sorgho, le fonio, l’igname et la pomme de terre, ainsi que la situation phytosanitaire du manioc. Cette question revêt une importance particulière pour la sécurité alimentaire nationale, alors que la Côte d’Ivoire renforce son dispositif de lutte contre la mosaïque du manioc et les pourritures racinaires, qui affectent les rendements dans certaines zones de production.

Face aux effets du changement climatique, la délégation ivoirienne a également insisté sur la nécessité de diversifier les productions et de promouvoir des cultures adaptées aux nouvelles conditions agroclimatiques, notamment le sorgho, le fonio et le maïs. Au terme de ces deux rencontres, la délégation ivoirienne a obtenu l’assurance de la direction générale de la FAO quant à la mobilisation de son bureau d’Abidjan pour apporter une assistance technique à la Côte d’Ivoire dans la recherche de solutions rapides et durables aux difficultés identifiées.

Les échanges de Rome devraient ainsi contribuer à renforcer la coopération technique entre la Côte d’Ivoire et la FAO et à favoriser, dans les prochains mois, la mise en œuvre d’actions concrètes au bénéfice des producteurs et des jeunes engagés dans les chaînes de valeur des productions vivrières.

Aimé Kouassi