Révolution cajou à Bouaflé : quand le producteur devient maître de la chaîne de valeur

photo agricole 1
6 / 100 Score SEO

À la tête du CACC-CI, Bamba Adama a livré, avec une assurance mesurée, les axes prioritaires qui guideront l’action du consortium dans les prochains mois et années. « Notre objectif premier est de révolutionner le secteur en plaçant le producteur au cœur de la filière, à travers la production, la commercialisation et la transformation, avec l’implication de tous les acteurs des chaînes de valeur », a déclaré le président du conseil d’administration.

Le communiqué du PCA fait état d’un appui politique fort : la nomination du ministre Bruno Nabagné Koné, ministre de l’Agriculture et du Développement rural et des productions vivrières et le soutien continu du président de la République, Alassane Ouattara, pour la politique agricole du pays. Cette continuité apparaît comme un socle indispensable pour attirer les financements, accélérer les projets et assurer une mise en œuvre efficace des réformes proposées.

Parmi les partenaires et soutiens salués figurent des acteurs régionaux et locaux tels que ANADER, la gendarmerie, les chambres de commerce et d’industrie, ainsi que des représentants du secteur privé. Le rôle central des interprofessions et des conseils coton-anacarde et karité est également souligné comme vecteur de cohérence et de synergies.

photo agricole 2 1

La mise en place d’un cadre de gouvernance transparent avec des comités dédiés (financement, qualité, transformation, commercialisation). Le déploiement de partenariats financiers avec banques locales et institutions spécialisées, accompagnés de mécanismes de garantie et d’assurance récolte. Des programmes de formation sur les pratiques agricoles, le séchage, la transformation et les normes qualité, assortis de systèmes simples de traçabilité.

L’installation et le renforcement d’unités de transformation pour accroître la valeur ajoutée locale et réduire la dépendance aux exportations brutes. Un dispositif de dialogue et de sécurité pour protéger les zones de production et les flux commerciaux.

Pour les producteurs, cette trajectoire se présenterait comme une opportunité tangible d’améliorer leur revenu et leur condition de travail, tout en assurant une meilleure stabilité des prix et une rémunération plus juste. L’intégration de la transformation locale et l’appui des institutions publiques et privées devraient favoriser l’émergence d’emplois, notamment chez les jeunes et les femmes, et stimuler la compétitivité de la Côte d’Ivoire sur le marché international de l’anacarde. 

Aly OUATTARA Correspondant, District Autonome des Savanes