Malgré les campagnes de sensibilisation, les scènes d’incivisme restent omniprésentes : non-respect des feux tricolores, excès de vitesse en zone urbaine, usage du téléphone au volant, motos sans casque ou circulant à contresens. Autant de comportements qui alimentent une spirale de drames humains et de pertes économiques. C’est pour répondre à cette problématique que s’est tenue, ce mardi 17 février 2026, à la Cité administrative , Abidjan-Plateau, la tribune d’échanges « Tout Savoir Sur », organisée par le Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG), autour du thème : « Prévention, contrôle et sanctions des infractions routières en Côte d’Ivoire ».

À cette occasion, le directeur général de l’Office de Sécurité Routière (OSER), Étienne Kouakou, a mis en lumière deux leviers essentiels de l’action publique : la prévention des accidents et la répression des comportements à risque, à travers la taxation et les sanctions prévues par la réglementation.
Présentant le bilan des premières semaines de l’année 2026, il a indiqué que 519 accidents corporels ont été enregistrés, causant 164 décès et 1 934 blessés. Une situation qui, au-delà de l’émotion, impacte directement la productivité nationale, le système de santé et les finances publiques.

Pour le responsable de l’OSER, la réduction durable des accidents passe avant tout par un changement de mentalité. « La sécurité routière n’est pas seulement l’affaire de l’État, elle est d’abord une responsabilité individuelle », a-t-il souligné, appelant chaque usager à une remise en question de ses pratiques quotidiennes.
Il a ainsi insisté sur trois piliers comportementaux, notamment la sécurité, par la connaissance et le respect du Code de la route ; la responsabilité, à travers l’entretien des véhicules et la conformité des documents et la coopération, indispensable pour une cohabitation apaisée entre automobilistes, motocyclistes et piétons. « La route est un espace partagé », a rappelé Étienne Kouakou, estimant que le civisme routier constitue aujourd’hui un indicateur de maturité sociale et de développement.


Au regard des statistiques alarmantes, l’année 2026 s’annonce comme un tournant décisif. Pour l’OSER, seule une mobilisation collective permettra de réduire significativement la mortalité routière et de préserver le capital humain, indispensable à la croissance économique du pays.
Julien Koffi
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