Mobile money : Wave Côte d’Ivoire détient 60 % de parts de marché   

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Sur le plan réglementaire, l’entreprise évolue sous la supervision de la BCEAO, en partenariat avec des établissements bancaires chargés de sécuriser les fonds des clients. En 2025, la Fintech indique avoir versé plus de 50 milliards de FCFA d’impôts à l’État ivoirien.

L’écosystème de la fintech repose également sur un réseau d’environ un million de marchands actifs. « Un marchand actif, c’est un opérateur qui utilise ce canal pour éviter les contraintes liées à la monnaie physique. Cela lui offre traçabilité, flexibilité et crédibilité auprès des partenaires financiers », a expliqué Katier Bamba. Selon lui, cette digitalisation des transactions facilite aussi l’accès au crédit en apportant des preuves d’activité.

Au-delà des usages, Wave met en avant son impact sur l’emploi. L’entreprise revendique la création de 1 300 emplois directs et la mobilisation de près de 19 000 agents à travers le pays, générant des revenus réguliers.

Le modèle économique de la fintech repose notamment sur un taux de 1 % appliqué aux transferts, que son directeur général considère comme « compétitif » et adapté à une stratégie d’inclusion massive. « Ce pricing correspond à l’approche du maximum d’utilisateurs, sans compromettre la viabilité de l’entreprise », a-t-il soutenu, évoquant un écart encore important entre le niveau de bancarisation classique et l’essor des services mobiles.

Pour Wave, l’enjeu dépasse la simple transaction. « Nous contribuons à faire entrer dans le circuit formel des ressources qui étaient jusque-là informelles », a insisté Katier Bamba. Selon lui, ces flux, une fois intégrés au système bancaire via les comptes partenaires, participent au financement de l’économie, notamment à travers les crédits et les obligations d’État.

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Présente dans plusieurs pays africains, notamment au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Sierra Leone, en Gambie, au Cameroun, en Guinée et en RDC, la fintech poursuit son expansion régionale.

En perspective, Wave plaide pour un relèvement du plafond des comptes, actuellement fixé à 2 millions de FCFA. « Porter ce plafond à 5 millions permettrait de capter davantage de liquidités informelles et de renforcer leur intégration dans le système financier », a conclu le directeur général.

Julien Koffi