À l’occasion d’une conférence de presse tenue le mercredi 29 avril 2026 à Abidjan, le directeur général de Wave Côte d’Ivoire, Katier Bamba, a dressé un bilan 2025 qu’il qualifie de positif. La fintech affirme détenir près de 60 % de parts de marché, avec plus de 21 millions de comptes ouverts, confirmant son positionnement dominant dans le mobile money en Côte d’Ivoire. « C’est une fierté, pour nous, de participer à la digitalisation des paiements, à la modification des usages, d’offrir plus de facilités pour les marchands, mais aussi une meilleure inclusion financière », a déclaré le dirigeant, mettant en avant l’impact économique et social de la plateforme auprès des particuliers, commerçants et entreprises.
Sur le plan réglementaire, l’entreprise évolue sous la supervision de la BCEAO, en partenariat avec des établissements bancaires chargés de sécuriser les fonds des clients. En 2025, la Fintech indique avoir versé plus de 50 milliards de FCFA d’impôts à l’État ivoirien.
L’écosystème de la fintech repose également sur un réseau d’environ un million de marchands actifs. « Un marchand actif, c’est un opérateur qui utilise ce canal pour éviter les contraintes liées à la monnaie physique. Cela lui offre traçabilité, flexibilité et crédibilité auprès des partenaires financiers », a expliqué Katier Bamba. Selon lui, cette digitalisation des transactions facilite aussi l’accès au crédit en apportant des preuves d’activité.
Au-delà des usages, Wave met en avant son impact sur l’emploi. L’entreprise revendique la création de 1 300 emplois directs et la mobilisation de près de 19 000 agents à travers le pays, générant des revenus réguliers.
Le modèle économique de la fintech repose notamment sur un taux de 1 % appliqué aux transferts, que son directeur général considère comme « compétitif » et adapté à une stratégie d’inclusion massive. « Ce pricing correspond à l’approche du maximum d’utilisateurs, sans compromettre la viabilité de l’entreprise », a-t-il soutenu, évoquant un écart encore important entre le niveau de bancarisation classique et l’essor des services mobiles.
Pour Wave, l’enjeu dépasse la simple transaction. « Nous contribuons à faire entrer dans le circuit formel des ressources qui étaient jusque-là informelles », a insisté Katier Bamba. Selon lui, ces flux, une fois intégrés au système bancaire via les comptes partenaires, participent au financement de l’économie, notamment à travers les crédits et les obligations d’État.

Présente dans plusieurs pays africains, notamment au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Sierra Leone, en Gambie, au Cameroun, en Guinée et en RDC, la fintech poursuit son expansion régionale.
En perspective, Wave plaide pour un relèvement du plafond des comptes, actuellement fixé à 2 millions de FCFA. « Porter ce plafond à 5 millions permettrait de capter davantage de liquidités informelles et de renforcer leur intégration dans le système financier », a conclu le directeur général.
Julien Koffi
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