3 jours pour ouvrir les yeux
Depuis ce matin, l’AJEFCI participe au séminaire national d’information et de sensibilisation sur le droit et la politique de concurrence en Afrique de l’Ouest. Organisé à Abidjan par la Commission de l’UEMOA et l’Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO, des représentants du Ministère du Commerce, de I’Industrie et de l’Artisanat de la République de Côte d’Ivoire, des associations de consommateurs ainsi que des acteurs de la banque, des assurances et du secteur pharmaceutique prennent également part à cet atelier d’experts qui se termine ce jeudi 4 juin 2026.
Selon Stéphane Soumahoro, le Président de l’AJEFCI, cette activité, réalisée avec l’appui technique et financier du Programme d’Appui à la Concurrence et à la Sécurité des Produits de consommation (PACoSPro) en Afrique subsaharienne, composante Afrique de l’Ouest (UEMOA/CEDEAO), est « le genre d’action structurante qu’il faut pour dynamiser la vulgarisation des règles de concurrence dans notre espace communautaire. »
« Leur appropriation, par les acteurs publics et privés, est nécessaire pour promouvoir un environnement économique plus compétitif, favorable aux investissements, à la croissance et à la protection du consommateur à l’intérieur du Marché Commun et, plus particulièrement, du marché Ivoirien. » Ajoute Issouf Kamagate, le Secrétaire Général de l’AJEFCI. Et pour cause.

« Dans l’UEMOA, les échanges intercommunautaires ne sont que de 15 %. Si cette légère progression aligne la moyenne de l’Union sur la moyenne globale du Continent (16 %), il faut tout de même redoubler d’efforts pour atteindre l’objectif central de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) qui est de faire grimper, à moyen terme, la moyenne du taux des échanges intracommunautaires de tout le Continent à plus de 25 % d’ici 2030, voire plus. Ce séminaire contribue à la clarté de l’information financière et à l’attractivité de notre espace économique. » Analyse KOFFI-KOUAKOU Laussin, le Secrétaire chargé de la Communication et des Relations Publiques de l’AJEFCI.
« Le PACoSPro et les initiatives menées dans le cadre de son exécution participent, aussi, à l’harmonisation des règles douanières et à la réduction des disparités entre les différentes zones régionales d’Afrique. » Estime le membre du Bureau Exécutif de l’AJEFCI.
Pour rappel, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont pour principale mission la mise en œuvre de politiques de développement facilitant l’intégration économique de leurs Etats membres.
Parmi ces politiques, les finalités visées via la mise en œuvre de celle édictée pour la matière précise de la concurrence est l’amélioration de la compétitivité des entreprises, l’attractivité de l’environnement économique, l’optimisation de l’efficacité productive et allocative des ressources affectées au développement des chaînes de valeurs, la création de richesses, la promotion d’emplois durables, la sécurisation de l’approvisionnement du marché régional et la protection du consommateur ainsi que de son pouvoir d’achat. Le but avoué, à travers l’exécution de cette politique, est de soutenir l’édification d’un marché commun ouvert et concurrentiel, grâce à une lutte, de tous les instants, contre les pratiques anticoncurrentielles des entreprises et des pouvoirs publics.

Commencé le 10 juin 2025, pour une durée de 40 mois, le PACoSPro est soutenu par l’Union Européenne et le GIZ. Doté d’un budget total de 3,3 milliards FCFA, il prend fin en 2028. Ce séminaire de 72 heures, auquel participe l’AJEFCI, fait partie des actions prévues dans le cahier des charges du programme. Dans le détail, ses participants y sont, actuellement, entretenus sur les intérêts et les enjeux de la politique de concurrence, sur les règles de la concurrence et sur la culture de la concurrence en Afrique de l’Ouest.
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