Soro Beh aux producteurs : « Redoublez d’efforts pour une filière anacarde plus performante »

photo Atelier Bilan
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Ouvrant les travaux, le président de l’OIA-Anacarde, Soro Beh, a salué l’engagement des producteurs dans la mise en œuvre de ce programme qu’il considère comme un levier essentiel pour l’amélioration de la productivité nationale. « Cet atelier est une occasion de partager les expériences de terrain et de renforcer les capacités des producteurs. La réhabilitation des vergers constitue un élément clé pour améliorer les rendements, accroître la qualité des productions et bâtir une filière anacarde durable et compétitive », a-t-il déclaré.

Face aux défis qui subsistent, Soro Beh a exhorté les producteurs à poursuivre les efforts engagés afin d’atteindre les objectifs fixés. « Les résultats obtenus sont encourageants, mais nous devons redoubler d’efforts pour moderniser nos plantations et améliorer davantage la productivité de nos vergers », a-t-il insisté.

Représentant le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Nguetta N’Guessan, inspecteur au sein du département ministériel, a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner durablement la filière anacarde, l’un des piliers de l’économie agricole ivoirienne.

Selon lui, la réhabilitation des vergers constitue une étape importante dans la stratégie nationale visant à accroître la production de noix de cajou et à améliorer les revenus des producteurs. « La technique consiste à délimiter les plantations et à identifier les arbres à éliminer, notamment ceux qui sont malades ou qui ne répondent plus aux exigences de densité et de productivité. Cette opération permet d’obtenir une densité optimale d’environ 100 pieds à l’hectare », a-t-il expliqué.

Au-delà de l’amélioration des rendements, ce programme vise également à renforcer la qualité de la noix de cajou produite en Côte d’Ivoire et à accroître la valeur ajoutée au profit des petits exploitants ainsi que des PME engagées dans la transformation du cajou.

Les participants ont également échangé sur les bonnes pratiques culturales, les défis liés au renouvellement des vergers vieillissants et les mécanismes à mettre en place pour accélérer la modernisation de la filière.

Au terme des travaux, les producteurs et les responsables de la filière ont pris l’engagement de mettre en œuvre les recommandations issues de l’atelier afin de consolider les acquis de cette première phase et de préparer efficacement les prochaines étapes du programme.

À travers cette initiative, l’OIA-Anacarde entend contribuer à l’émergence d’une filière plus performante, plus résiliente et davantage créatrice de richesse pour les producteurs ivoiriens. Le rendez-vous a d’ores et déjà été pris pour une nouvelle évaluation en 2027.

Julien Koffi