Des infrastructures vectrices d’inclusion et de cohésion sociales
Inauguré en décembre 2019, par l’actuel Président Français, Emmanuel Macron en personne, et le Vice-Président Ivoirien de l’époque, Daniel Kablan Duncan, le projet pilote, situé en plein cœur de la commune de Koumassi, du programme AGORA a connu des débuts difficiles.

Démarré, en effet, alors qu’un certain nombre d’incertitudes planaient, déjà, quant aux répercussions à venir de la crise liée à la survenue inopinée de la pandémie naissante de la Covid-19, le programme a vu les activités de son 1er site suspendues juste 3 mois après l’ouverture officielle de ce dernier au public. Si la fermeture temporaire de la 1re infrastructure de ce programme, qui, selon Camille Bidault, la Directrice Pays de Winwin Afrique — l’entreprise est la conceptrice du projet — « vise à faire du sport et de la culture un facteur de cohésion sociale », a quelque peu freiné les ardeurs de ses parties prenantes, elle n’a pas, pour autant, étouffé leur ambition.

Aujourd’hui, leur détermination porte ses fruits, puisque les 4 AGORAS, qui ont vu le jour en l’espace de 6 ans en Abidjan, ont, au total, accueilli « pas moins de 514.201 visiteurs en 2025, pour un prix moyen maximum de 500 FCFA par individu venu y pratiquer du sport. » Indique Marcelline Anouma, la Directrice de l’AGORA de Yopougon, la municipalité la plus grande, en terme de superficie, et la plus peuplée de la capitale économique Ivoirienne. Et ce n’est pas tout !

« Sur le plan économique, le modèle d’exploitation innovant et autonome fondé sur les activités génératrices de revenus autour de la pratique sportive, les abonnements, la location d’espaces, les évènements privés et les partenariats commerciaux », fait ses preuves, ajoute Régis Charpentier, le Président Directeur Général de Winwin Afrique tout en révélant, que le « coût d’une Agora, compris entre 700 millions FCFA et 1 milliard FCFA, selon sa taille, sa position géographique et la démographie autour du site, est financé à 100 % par le Trésor Français, études comprises, à travers un prêt concessionnel, au taux proche de 0 %, sur une maturité de 20 ans ! »

Grâce à cette architecture de valeur, le chiffre d’affaires cumulé des AGORAS de Koumassi, de Yopougon, de Port-Bouët et d’Abobo a atteint 400 millions FCFA. Dans ce chiffre, « 42,1 % des revenus générés proviennent du sponsoring et des activations. » Précise Ismaila Siribe, le Directeur Général de Ivoire Agora, la filiale Ivoirienne de Winwin Afrique en charge de la partie opérationnelle du programme en Côte d’Ivoire. Et, concernant « les charges fixes, de ce projet fonctionnant sur un mécanisme de péréquation pour assurer l’autonomie financière de chaque site, la plus value étant réinvestie, ces dernières constituent 60 % du budget opérationnel global. » Poursuit-il.

Pour Adjibry Flaurent Nicodème, cadre de l’Office National des Sports (ONS), l’organe relais du maître d’ouvrage du programme AGORA, le Ministère Ivoirien des Sports et du Cadre de vie qui a identifié 91 sites susceptibles d’accueillir d’autres AGORA en Côte d’Ivoire, ce partenariat entre Paris et Abidjan, portant sur des concessions de 10 ans, prolongées à l’ouverture de chaque nouvelle AGORA, permet « d’utiliser le sport et la culture pour développer des emplois et multiplier les infrastructures de proximité à cet effet. » A l’heure actuelle, 4 AGORAS sont opérationnelles à Abidjan, 4 sont en construction à Boundiali, à Dabou, à Guiglo et à Dimbokro, et 3 autres sont prévues à Songon, à Béoumi et à Touba.

Régis Charpentier nous confie, en exclusivité que, « sauf aléas de calendrier, l’AGORA de Dimbokro sera livrée au début du dernier trimestre 2026. » Il nous fait, en outre, savoir que plusieurs pays du Continent ont manifesté leur intérêt pour ce programme, né en Côte d’Ivoire et développé en partenariat avec la France. « Ils souhaitent voir le modèle dupliqué, le plus vite possible, sur leurs territoires. » Nous affirme-t-il au sujet de l’expansion, en Afrique, de ce projet contribuant à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) 3 (bonne santé et bien-être), 4 (éducation), 5 (égalités des sexes) et 13 (mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques). Sur les sites des AGORAS, où les espaces commerciaux et de services sont construits à partir de conteneurs maritimes réaménagés, 960 tonnes de déchets plastiques ont été collectés et recyclés avec l’aide de l’entreprise RECYPLAST, en 2025.
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