Gaz butane : le Gouvernement renforce la lutte contre les fraudes pour préserver les vies humaines  

photo campagne 1
57 / 100 Score SEO
photo campagne 2

Pilotée par la Direction générale des Hydrocarbures (DGH), cette deuxième phase de la campagne s’est déroulée simultanément dans plusieurs villes du pays, notamment Abengourou, Aboisso, Bonoua, Grand-Bassam, Korhogo, Bouaké, Yamoussoukro, Daloa, Man, Gagnoa, Divo, Soubré, San Pedro ainsi que dans plusieurs communes du district d’Abidjan, notamment Port-Bouët, Anyama, Yopougon et Abobo. Cette initiative s’inscrit dans la politique impulsée par le Président de la République, Alassane Ouattara, visant à promouvoir le gaz butane comme une énergie domestique propre, accessible et sécurisée. Dans cette dynamique, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a intensifié les actions de proximité afin de combattre les usages illicites de ce combustible, sources de nombreux risques pour les populations. Au cours de cette campagne, les équipes de la DGH ont multiplié les séances d’information à travers des projections de films institutionnels, des échanges avec les communautés et des démonstrations pratiques, parfois animées en langues locales.

L’objectif était de sensibiliser les citoyens aux risques d’incendies, d’explosions et d’accidents mortels pouvant résulter de ces pratiques illégales. À Korhogo, le sous-directeur du Contrôle et de la Répression des fraudes, Koffi Innocent Didier, a rappelé que l’utilisation du gaz butane comme carburant est formellement interdite par l’article 5 de l’arrêté ministériel n°590 du 31 décembre 2012. Il a assuré que le ministère renforcera les opérations de contrôle et de répression, tout en poursuivant les actions de sensibilisation auprès des professionnels et des usagers. À Yopougon, la sous-directrice de la Promotion du gaz, Bouagba Herva Noelly épouse Mangoua, a lancé un appel à la responsabilité citoyenne. Elle a dénoncé l’extrême danger que représente l’utilisation du gaz butane comme carburant, assimilant cette pratique à « une véritable bombe à retardement » susceptible de provoquer des drames sur la voie publique.

photo GAz

 Elle a également invité les populations à signaler toute activité frauduleuse, notamment le transvasement illicite ou l’alimentation des véhicules au gaz butane, en composant le numéro vert 1699. Dans l’ensemble des localités concernées, la campagne a bénéficié de l’engagement des préfets, des autorités administratives, des élus locaux, des forces de défense et de sécurité, des leaders communautaires, des guides religieux ainsi que des opérateurs de la filière. Tous ont relayé un message de fermeté : aucun intérêt financier ne saurait justifier la mise en danger de vies humaines, et les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par la loi.

photo campagne 4

À travers cette opération de proximité, le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie réaffirme sa volonté de faire de la sécurité liée au gaz butane une responsabilité collective. Au-delà de la répression des pratiques frauduleuses, cette campagne vise à ancrer durablement une culture de prévention, de civisme et de respect des normes, afin de garantir un environnement énergétique plus sûr et de protéger efficacement les populations.

 Julien KOFFI