Industries culturelles et créatives : le réalisateur de « La Télé du Directeur » vise un financement de 100 millions FCFA

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À travers cette œuvre, les initiateurs veulent faire du cinéma un outil de transmission de la mémoire collective, mais aussi un levier de développement des industries culturelles et créatives en Côte d’Ivoire. Le film replongera les spectateurs dans la Côte d’Ivoire de 1984, à travers l’histoire de Joseph Adou, un directeur d’école dont le quotidien est bouleversé par l’arrivée d’une télévision dans son quartier, alors que le pays accueille sa première Coupe d’Afrique des Nations. « Notre rêve était de faire voyager nos histoires. On parle beaucoup de soft power, mais le soft power, c’est aussi notre culture, ce que nous sommes et ce que nous avons à raconter », a expliqué le réalisateur O. Assi. Il a également indiqué que le film rend hommage aux enseignants et aux directeurs d’école qui ont contribué à former plusieurs générations de cadres ivoiriens.

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Co-productrice du projet et directrice générale de Mantis Group, Fleur Tchibota a défendu le potentiel économique des industries culturelles et créatives. Forte de son expérience dans la finance, elle estime que les œuvres culturelles constituent des actifs stratégiques capables de préserver la mémoire collective tout en créant de la valeur. « Les œuvres culturelles sont tout aussi stratégiques, parce qu’elles permettent de transmettre des mémoires et de raconter notre histoire », a-t-elle déclaré. Selon elle, la culture ne doit plus être perçue comme un secteur secondaire, mais comme un véritable levier de développement économique et de rayonnement international. « Aujourd’hui, la culture peut véritablement devenir un actif puissant, y compris un actif financier, lorsqu’elle est bien produite et qu’elle possède la capacité de rayonner à l’échelle panafricaine, voire internationale », a-t-elle soutenu.

Pour Fleur Tchibota, ce projet répond également à un devoir de transmission envers les jeunes générations. Elle a expliqué que le film permettra de raconter, à travers les images, une époque marquante de l’histoire sociale et culturelle de la Côte d’Ivoire. Elle a, par ailleurs, invité les entreprises à investir davantage dans les productions culturelles ivoiriennes afin de contribuer à leur essor.

Même appel du côté de l’artiste Meyway, qui interprète l’acteur principal, Joseph Adou. Il a insisté sur la nécessité de mobiliser des ressources importantes pour permettre au projet d’aboutir. « Pour ce contenu de qualité, on a besoin de gros moyens. Et pour l’instant, le budget n’est pas bouclé », a-t-il déclaré, invitant les médias et les partenaires à accompagner le projet afin qu’il puisse être transmis aux générations futures.

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Au-delà de sa dimension historique et culturelle, « La Télé du Directeur » entend démontrer que le cinéma peut constituer un véritable moteur économique, en créant des emplois, en valorisant les compétences locales et en renforçant le rayonnement de la Côte d’Ivoire. Le tournage est annoncé pour la mi-août 2026, sous réserve de la mobilisation des 100 millions de FCFA recherchés.

Il faut souligner que le tournage débutera en mi-Août.

Julien Koffi