Orpaillage illégal : le ministre Bruno Nabagné Koné tire la sonnette d’alarme depuis la Bagoué

photo Co Une Bruno Kone
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 Devant un parterre de bénéficiaires venus recevoir leurs titres fonciers, le ministre a profité de cette tribune pour rappeler l’urgence d’une mobilisation collective face à ce phénomène qui gangrène aujourd’hui plusieurs localités du pays. L’orpaillage clandestin, selon lui, ne se contente pas de dégrader l’environnement : il compromet la sécurité alimentaire en détruisant des surfaces agricoles précieusement acquises et sécurisées grâce aux certificats fonciers. « Ceux qui sont encore dans ces activités-là, retirez-vous », a exhorté le ministre, appelant à une mobilisation de tous pour protéger les terres agricoles contre toute occupation abusive.

L’intervention du ministre intervient dans un contexte où l’orpaillage illégal cristallise l’attention nationale, entre destruction des sols, pollution des cours d’eau et déplacement de populations. En choisissant une cérémonie dédiée à la sécurisation foncière pour aborder ce sujet, Bruno Nabagné Koné a voulu établir un lien direct entre les deux enjeux : à quoi bon sécuriser une terre par un certificat foncier si elle demeure exposée à la menace des sites d’orpaillage clandestins ?

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Le ministre Bruno Koné, par ailleurs président du Conseil régional de la Bagoué, a appelé les autorités locales, les chefs traditionnels et les populations elles-mêmes à s’ériger en sentinelles contre ce phénomène, insistant sur la nécessité d’une synergie d’action entre les communautés et les forces de sécurité pour endiguer ce fléau. Il a également rappelé que la lutte contre l’orpaillage illégal s’inscrit dans une dynamique plus large de préservation du patrimoine agricole ivoirien. Cette sortie du ministre fait écho à la mobilisation générale récemment lancée dans la région par les autorités locales de la Bagoué contre l’orpaillage illégal, confirmant une convergence de vues entre le gouvernement central et les responsables régionaux sur la gravité de la situation. « L’objectif du Gouvernement n’est pas de vous arracher un droit, mais de faire en sorte que vous puissiez vous-mêmes tirer davantage d’intérêts de vos terres », a-t-il conclu.

photo Bruno interieur

Notons que cette étape de Nondara a été marquée par la remise de 41 certificats fonciers aux bénéficiaires de la Bagoué. La cérémonie a été suivie d’une visite sur le barrage hydro-agricole de Gbemou (Tchaloni), construit en 1981 et disposant d’un potentiel aménageable de 600 hectares.

Rodrigue Cofye