Orpaillage illégal : Le Conseil national de sécurité veut éradiquer le phénomène en six mois

FIDEL SARASSORO OK
55 / 100 Score SEO

Un nouvel élan dans la lutte contre l’orpaillage illégal. Les 4 et 5 septembre 2026, Yamoussoukro a accueilli un atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre ce fléau. Présidée par Fidèle Gboroton Sarassoro, Secrétaire du Conseil national de sécurité (CNS), cette rencontre a permis de définir une nouvelle approche face à la persistance de l’exploitation aurifère clandestine.

Malgré les opérations menées sur le terrain, le phénomène demeure préoccupant. Plus de 1 000 sites d’orpaillage illégal ont déjà été déguerpis, tandis que 745 pelleteuses ont été saisies. Des résultats qui témoignent de l’intensification des opérations, mais qui restent insuffisants au regard de la capacité du phénomène à se reconstituer.

Face à cette situation, les autorités entendent désormais renforcer leur dispositif. La nouvelle stratégie repose notamment sur une meilleure exploitation du renseignement, une coordination accrue entre les différents acteurs, le renforcement des sanctions ainsi que la mobilisation des communautés et de l’ensemble des parties prenantes.

L’objectif affiché est particulièrement ambitieux : éradiquer l’orpaillage illégal dans un délai de six mois. Pour y parvenir, l’État entend agir de manière plus concertée afin d’identifier les réseaux, anticiper la réinstallation des sites clandestins et renforcer l’efficacité des interventions sur le terrain.

Au-delà des enjeux sécuritaires et économiques, cette offensive vise également à préserver le patrimoine naturel du pays. L’orpaillage clandestin constitue en effet une menace pour les terres agricoles, les forêts et les cours d’eau, tout en compromettant les perspectives de développement des communautés rurales.

À Yamoussoukro, le message des autorités est donc clair : la lutte contre l’orpaillage illégal doit désormais franchir un nouveau cap, avec une action plus coordonnée, plus ciblée et plus dissuasive. L’enjeu est de protéger les ressources naturelles de la Côte d’Ivoire et, surtout, de préserver l’avenir des générations futures.

Aimé Kouassi