Modernisation Agriculture/ Dix ans après : La Côte d’Ivoire veut actualiser ses données pour mieux piloter le secteur

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Combien d’exploitations agricoles compte aujourd’hui la Côte d’Ivoire ? Où sont-elles implantées ? Quelles sont leurs caractéristiques et comment le secteur a-t-il évolué depuis 2016 ? Ces questions sont au cœur du nouveau chantier engagé par le gouvernement ivoirien avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Dix ans après le dernier Recensement des Exploitants et Exploitations Agricoles (REEA), réalisé en 2016, le pays veut actualiser sa connaissance de son appareil productif agricole. La signature, mardi 22 septembre à Abidjan, de la convention relative au Programme de coopération technique TCP/IVC/4101 marque le démarrage de cette phase préparatoire. L’enjeu dépasse la simple actualisation de statistiques. Pour les autorités, disposer de données récentes constitue un préalable à une meilleure planification du développement agricole.

Le futur Recensement National de l’Agriculture doit notamment permettre de produire des informations fiables sur les exploitations agricoles et de mieux cerner les mutations intervenues dans le secteur depuis 2016. Ces données pourront ainsi servir de référence dans la conception et l’orientation des politiques publiques, mais également dans la planification des interventions en faveur du monde rural. Le programme conclu avec la FAO doit préparer le terrain du futur recensement. Plusieurs actions sont prévues, notamment l’élaboration du document de projet, la mise en place des organes de gouvernance et le renforcement des capacités des équipes nationales en matière de statistiques agricoles. Le dispositif prévoit également le déploiement d’outils numériques pour la collecte des données. Une évolution destinée à moderniser le processus de recensement et à renforcer la disponibilité des informations statistiques sur le secteur agricole.

Pour le ministre Bruno Nabagné Koné, cette collaboration avec la FAO s’inscrit dans la transformation de l’agriculture ivoirienne. Il a salué l’accompagnement de l’organisation onusienne et réaffirmé la volonté de l’État de fonder ses politiques agricoles sur des données fiables.

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À travers ce nouveau chantier, la Côte d’Ivoire cherche donc à mieux mesurer les réalités de son agriculture pour mieux orienter ses choix. Le prochain recensement doit fournir cette nouvelle photographie statistique du secteur, dix ans après la précédente.

Julien Koffi