La Direction Générale du Budget et des Finances affiche clairement ses ambitions pour 2026 : maintenir le déficit budgétaire à 3 % du PIB et accélérer les réformes structurantes pour consolider la crédibilité des finances publiques ivoiriennes. C’est le principal message délivré à l’issue du séminaire bilan 2025 et perspectives 2026, tenu les 12 et 13 février à l’Hôtel Président de Yamoussoukro.
Clôturant les travaux le vendredi 13 février 2026, le Directeur général du Budget et des Finances, Seydou Traoré, a décliné une feuille de route marquée par la rigueur et la performance. L’administration budgétaire s’engage à préserver l’équilibre macro-budgétaire grâce à un suivi renforcé de l’exécution du budget, une meilleure anticipation des risques et un encadrement accru des acteurs budgétaires.
2026 : optimisation des outils et renforcement de la performance
Parmi les priorités annoncées figurent l’optimisation du SIGOBE, le renforcement de l’assistance technique aux ministères ainsi que l’amélioration du traitement des actes modificatifs. La DGBF entend également encadrer davantage l’élaboration des Rapports annuels de performance (RAP) afin d’améliorer la qualité des indicateurs et de privilégier des résultats mesurables.
Autre chantier stratégique : la finalisation et la mise en exploitation de l’applicatif de gestion de la masse salariale, levier clé pour fiabiliser les données et renforcer la soutenabilité budgétaire.
Dans la dynamique de sa certification à la norme ISO 9001 version 2015, l’institution prévoit en outre l’élaboration d’une stratégie de maintien et d’amélioration continue du système de management de la qualité, avec en ligne de mire un alignement vers la version 2025 de la norme.
Ces perspectives s’appuient sur un exercice 2025 jugés globalement satisfaisant. Placé sous le thème « Acquis et perspectives de la DGBF après sa certification à la norme ISO 9001 version 2015 », le séminaire a permis de dresser un état des lieux positif.
Selon Seydou Traoré, le Plan d’Actions Stratégiques 2025 a été exécuté à 100 %, comme en 2024, tandis que le Programme d’Activités a enregistré un taux de réalisation de 93,3 %.
La maîtrise du déficit budgétaire à 3 % du PIB, conformément aux engagements du Programme économique et financier, constitue l’un des faits marquants de l’année écoulée. Cette performance a été rendue possible grâce à un encadrement de proximité des acteurs budgétaires et à un suivi rigoureux de l’exécution du budget-programmes via le SIGOBE.
La qualité des RAP ministériels s’est également améliorée, avec un taux moyen de réalisation des cibles passé de 85,4 % en 2023 à 90,2 % en 2024, une progression saluée par la Haute juridiction financière.
S’agissant du nouvel exercice, le Directeur général a rappelé que le budget de l’État pour 2026 a été élaboré sous la conduite du Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget et transmis au Parlement dans le respect strict des délais constitutionnels.
Au terme de son allocution, Seydou Traoré a exhorté les cadres et agents à traduire les orientations retenues en actions concrètes. « Je vous engage à mettre en œuvre avec rigueur les recommandations issues de ce séminaire, afin de garantir l’atteinte des objectifs assignés à la DGBF au titre de l’année 2026 », a-t-il déclaré.
Avec une discipline budgétaire consolidée et des réformes approfondies, la DGBF confirme ainsi son rôle central dans la modernisation et la crédibilité de la gestion des finances publiques en Côte d’Ivoire.
Aimé Kouassi
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