Crise du cacao / Bruno Koné : Le gouvernement travaille à des solutions à court, moyen et long terme afin de renforcer la résilience du secteur

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En marge de la 62e édition du Salon international de l’Agriculture à Paris, le ministre ivoirien de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné, a accordé une interview à France 24, le lundi 23 février dans laquelle il est revenu sur la crise actuelle du cacao.

Face aux interrogations sur les difficultés du cacao ivoirien à trouver preneur, le ministre a tenu à clarifier : il ne s’agit pas d’un désintérêt spécifique pour le cacao de Côte d’Ivoire, mais d’une crise mondiale qui affecte l’ensemble du marché. Premier producteur mondial, le pays ne peut échapper aux turbulences internationales.

Bruno Koné a toutefois assuré que le gouvernement travaille à des solutions à court, moyen et long terme afin de renforcer la résilience du secteur. L’objectif est clair : stabiliser la filière café-cacao tout en protégeant les revenus des producteurs.

Protéger le revenu des producteurs

Le ministre a insisté sur les “instructions fermes” du président Alassane Ouattara pour préserver le pouvoir d’achat des planteurs. Il a rappelé que ces dernières années ont connu des prix historiquement élevés, notamment lors des campagnes 2024-2025 et 2025-2026, traduisant la volonté de l’État de mieux rémunérer les producteurs.

Si la conjoncture s’est aujourd’hui retournée, le gouvernement entend maintenir le cap des réformes engagées et adapter ses réponses à la nouvelle donne internationale.

Accélérer la transformation locale

Autre axe stratégique : la transformation locale du cacao. La Côte d’Ivoire transforme désormais près de 40 % de sa production, avec l’ambition d’atteindre 50 % dans les prochaines années. À terme, l’objectif affiché est de transformer l’ensemble de la production sur le sol ivoirien.

Pour Bruno Koné, cette montée en puissance de la transformation constitue un levier essentiel pour créer davantage de valeur ajoutée, renforcer la compétitivité du pays et réduire sa vulnérabilité face aux chocs extérieurs.

Aimé Kouassi