Les contribuables et opérateurs économiques de la région du Haut-Sassandra sont appelés à s’approprier la facture normalisée électronique (FNE), une innovation majeure introduite par la Direction générale des impôts (DGI) dans le cadre de l’exercice budgétaire 2026. Cette réforme vise à renforcer la transparence fiscale et à améliorer l’efficacité de la mobilisation des recettes publiques.
La présentation de ce dispositif s’est tenue le 3 mars 2026 à Daloa, dans la salle de conférence de la préfecture, en présence des gestionnaires secondaires de crédits et de plusieurs acteurs du tissu économique local.
Au cours de cette rencontre d’information, le chef du service de l’assiette des impôts de Daloa, Ouattara Abdoulaye, a expliqué que la FNE constitue une étape supplémentaire dans la digitalisation de l’administration fiscale. « Il s’agit de la dématérialisation de la facture normalisée instaurée en 2025 », a-t-il indiqué, tout en invitant les opérateurs économiques à s’inscrire sur la plateforme électronique mise en place afin de pouvoir générer leurs factures.
Introduite depuis 2018, la facture normalisée était jusqu’ici utilisée de manière limitée, notamment dans certaines opérations électroniques. Son extension à l’ensemble des transactions commerciales vise désormais à renforcer la traçabilité des activités économiques, à lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, mais aussi à encourager le développement de l’économie formelle, véritable source de recettes pour l’État.
Pour les entreprises, ce nouveau dispositif présente plusieurs avantages. Il permettra notamment de réduire les coûts liés à la gestion des documents administratifs, de simplifier et sécuriser l’archivage des factures, tout en facilitant les transactions commerciales et en réduisant les litiges avec l’administration fiscale.
Le directeur régional du Budget et des Finances du Haut-Sassandra, Bouaouli Kouassi Augustin, a salué cette initiative qui s’inscrit dans la dynamique de modernisation de la gestion financière publique. Revenant sur les performances enregistrées au niveau régional, il s’est félicité des résultats obtenus. « Ce taux d’exécution traduit le bon fonctionnement du dispositif administratif et budgétaire régional », a-t-il souligné, saluant l’engagement des services déconcentrés de l’État ainsi que la coordination entre les différents acteurs intervenant dans la chaîne de la dépense publique.
Le directeur régional a enfin exprimé sa volonté de consolider ces acquis au cours de l’exercice 2026, en poursuivant les efforts visant à renforcer la discipline budgétaire et la performance des services financiers dans la région.
Prince Adero, correspondant régional
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