photo ministre des Eaux et Forets
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Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs du secteur forestier ivoirien venus saluer le ministre à l’orée de la nouvelle année. Prenant la parole, Jacques Assahoré Konan a exprimé sa reconnaissance pour ces marques d’attention, tout en rappelant les responsabilités qu’elles impliquent pour la conduite des missions confiées à son département.

Dans son intervention, il a réaffirmé sa détermination à poursuivre les efforts engagés en faveur d’une gestion durable des forêts, des ressources en eau et de la faune, en cohérence avec la vision du président de la République, Alassane Ouattara.

Le ministre est également revenu sur les acquis enregistrés au cours de l’année 2025, notamment dans la mise en œuvre de la politique forestière nationale. Il a rendu hommage à son prédécesseur, Laurent Tchagba, pour le travail accompli, soulignant les avancées observées dans la lutte contre la déforestation, la restauration du couvert forestier et la protection de la biodiversité.

Toutefois, Jacques Assahoré Konan a dressé un tableau préoccupant de la situation du patrimoine forestier national. Il a rappelé que la Côte d’Ivoire disposait d’environ 16 millions d’hectares de forêts dans les années 1960, contre près de 3 millions d’hectares aujourd’hui.

Face à cette réalité, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer l’action publique afin d’obtenir des résultats concrets. « Le défi aujourd’hui n’est plus celui des idées. La vision est connue, les instruments existent et le cadre juridique est en place. Le véritable défi est celui de l’exécution et des résultats visibles sur le terrain », a-t-il déclaré.

Dans cette perspective, il a annoncé la réalisation prochaine d’un audit interne du secteur, destiné à améliorer le fonctionnement de l’administration et à identifier les éventuels blocages opérationnels. Il a toutefois tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’une « chasse aux sorcières », mais plutôt d’un mécanisme visant à renforcer la transparence et l’efficacité de l’action publique.

Pour l’année 2026, le ministre a fixé trois grandes orientations qui devront guider l’action du ministère. La première concerne le rétablissement de l’autorité de l’État sur le domaine forestier et les ressources en eau, notamment par le renforcement de la lutte contre l’exploitation forestière illégale, l’orpaillage clandestin et les occupations illicites des forêts.

La deuxième priorité porte sur l’amélioration de l’efficacité opérationnelle de l’administration. Jacques Assahoré Konan a insisté sur la nécessité d’évaluer les actions du ministère à partir d’indicateurs concrets, notamment en matière de reboisement, de restauration des terres dégradées et de protection des bassins versants.

La troisième exigence concerne l’implication des communautés locales dans les politiques de restauration du couvert forestier. Selon le ministre, la préservation des forêts ne pourra être durable que si les populations rurales y trouvent un bénéfice économique direct. À ce titre, il a appelé à accélérer le développement de l’agroforesterie, des plantations villageoises ainsi que des partenariats avec les producteurs.

Au nom des agents du ministère, la directrice de cabinet, Elvire-Joëlle Zouzou épouse Mailly, a réaffirmé l’engagement du personnel à accompagner les orientations définies par le ministre. Elle a également mis en avant plusieurs résultats obtenus en 2025, parmi lesquels la restauration de plus de 61 000 hectares de terres dégradées, la mise en service de l’École nationale des Eaux et Forêts et le renforcement des mécanismes de gouvernance du secteur.

La cérémonie a également été marquée par une allocution de bienvenue du directeur général de la Sodefor, le Conservateur général Coulibaly Brehima, avant la remise de présents au ministre par les agents du ministère.

 Rodrigue Cofye