Le ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, Bruno Nabagné Koné, a présidé, ce lundi 30 mars 2026, au 23ᵉ étage de l’immeuble CAISTAB, au Plateau, une séance de travail décisive réunissant le Conseil du Café-Cacao, l’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) Café-Cacao et l’Association des Producteurs de Café-Cacao de Côte d’Ivoire.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une démarche de concertation et d’écoute visant à désamorcer une menace de grève née des préoccupations de plusieurs parties prenantes autour de la question de l’enlèvement d’un stock inventorié de 100 000 tonnes de cacao de la grande campagne.
Dans un esprit de dialogue, le ministre a donné la parole aux différents acteurs afin de diagnostiquer l’origine du désaccord. Les échanges, présentés comme francs et constructifs, ont permis de clarifier les positions et de poser les bases d’une solution concertée.
À l’issue des discussions, un accord a été obtenu entre les parties prenantes portant sur la consolidation du stock de 100 000 tonnes de cacao. L’objectif est de permettre une meilleure gestion de la situation et d’assurer un retour rapide au calme au sein de la filière.

Concrètement, le ministre a exhorté l’ensemble des acteurs à renforcer leur collaboration avec le Conseil du Café-Cacao afin de clarifier la situation des stocks inventoriés et d’accélérer leur enlèvement dans les meilleurs délais.
Des orientations claires ont ainsi été définies pour favoriser un traitement plus fluide du dossier et éviter que la crise ne s’enlise. Selon les responsables présents, la clarification attendue doit également contribuer à restaurer la confiance entre les différentes composantes de la filière.
Les producteurs rassurés
Pour sa part, le Président Sermé Karim, intervenant au nom de l’Association des Producteurs de Café-Cacao de Côte d’Ivoire, a salué la démarche du ministre et exprimé sa satisfaction, tout en réaffirmant la confiance des producteurs. Il a indiqué que les stocks de cacao inventoriés feront l’objet d’un enlèvement diligent dans les jours à venir.


Avec cet accord, la filière cacao ivoirienne semble ainsi avoir franchi une étape importante vers la stabilisation, sous la médiation des autorités, dans un contexte où les enjeux économiques et sociaux restent déterminants.
Rodrigue Cofye
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