La ville de Yamoussoukro a accueilli du 25 au 27 mars 2026, un atelier stratégique de renforcement des capacités des acteurs du secteur minier, à l’initiative du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de modernisation de la gouvernance minière engagée par les autorités ivoiriennes.
L’atelier a réuni Directeurs Régionaux, Directeurs Départementaux et responsables techniques autour du thème : « Renforcer les compétences techniques des DR et DD pour une meilleure gouvernance du secteur minier ». Dans un contexte de forte croissance du secteur, l’objectif était de doter l’administration d’outils plus performants, de renforcer les capacités opérationnelles et d’améliorer la transparence dans la gestion des ressources.
La rencontre a mobilisé l’ensemble des structures clés du Ministère, notamment le Cabinet, l’Inspection Générale, la Direction Générale des Mines et de la Géologie, les directions centrales, les services déconcentrés ainsi que la Brigade de Répression des Infractions au Code Minier.
Une participation qui traduit une volonté commune de bâtir une gouvernance plus efficace et orientée vers les résultats. Les travaux ont permis d’aborder plusieurs thématiques majeures, dont la gouvernance administrative, le contrôle interne, la gestion des risques, ainsi que les droits et obligations des agents publics. La transformation numérique, notamment la dématérialisation du cadastre minier, a également occupé une place centrale dans les échanges.

Les participants ont en outre examiné le bilan des activités des services déconcentrés, tout en mettant en lumière les défis opérationnels auxquels ils font face. Le suivi des projets structurants, à l’image de la mine souterraine de Yaouré, ainsi que la lutte contre les infractions minières et les flux financiers illicites, ont également fait l’objet d’analyses approfondies. Un accent particulier a été mis sur la réconciliation « Mine-to-Mill », un mécanisme clé pour assurer la fiabilité des données de production et sécuriser les recettes publiques.
Les échanges ont souligné la nécessité de disposer d’outils de suivi harmonisés et de capacités d’analyse renforcées pour mieux détecter les écarts entre production réelle et déclarée. À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment la standardisation des outils de reporting, le renforcement du contrôle de la production, l’accélération de la digitalisation, l’amélioration de la collaboration entre services et le développement d’indicateurs de performance. La sécurisation juridique des actes administratifs et l’intensification de la lutte contre les flux financiers illicites figurent également parmi les priorités.

Clôturant l’atelier, le Directeur Général des Mines et de la Géologie a salué la qualité des contributions et inscrit ces conclusions dans la vision de la Politique Intégrée des Ressources Minérales et Énergétiques à l’horizon 2040. Il a insisté sur la nécessité d’une administration plus proactive, capable d’anticiper et de piloter le secteur grâce à des données fiables. Au-delà des échanges techniques, cet atelier marque une étape importante vers une gouvernance minière plus moderne, fondée sur la performance, la transparence et la maîtrise des risques, au service du développement durable de la Côte d’Ivoire.
Aimé Kouassi
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