Financement du PND 2026-2030 : Bruno Nabagné Koné met en avant le potentiel agricole ivoirien devant les bailleurs de fonds

photo Bruno Kone
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Face au Premier ministre Robert Beugré Mambé, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux investisseurs internationaux, le ministre a dressé un état des lieux des performances du secteur agricole tout en exposant les ambitions du gouvernement en matière de transformation structurelle de l’économie rurale. Selon Bruno Nabagné Koné, l’agriculture demeure un pilier essentiel de l’économie nationale. Elle représente 17 % du Produit intérieur brut (PIB), génère près de 50 % des recettes d’exportation et enregistre une production annuelle estimée à 37 millions de tonnes, consolidant ainsi la place de la Côte d’Ivoire parmi les grandes puissances agricoles mondiales.

Le ministre a toutefois souligné que, malgré les progrès enregistrés dans la transformation locale du cacao, dont près de la moitié de la production est désormais transformée sur le territoire national, des marges de progression subsistent pour plusieurs filières stratégiques, notamment le café, l’anacarde et les cultures vivrières. « Le manioc et l’attiéké ivoirien, aujourd’hui très recherchés sur les marchés internationaux, illustrent le formidable potentiel de valorisation de nos productions locales », a-t-il déclaré, estimant que ces filières pourraient devenir de véritables moteurs de croissance et de création de richesse. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les productions de maïs, de cultures maraîchères et d’autres spéculations indispensables à la sécurité alimentaire.

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Abordant les ressources animales et halieutiques, Bruno Nabagné Koné a rappelé les progrès accomplis dans la couverture des besoins nationaux en viande de volaille. Il a, en revanche, relevé les défis persistants dans les filières bovine et laitière, appelant au développement d’une véritable industrie agroalimentaire capable de réduire les importations. Le ministre a également mis en lumière les principaux obstacles auxquels fait face le secteur agricole. Il a cité l’irrégularité des pluies liée aux changements climatiques, la faible mécanisation des exploitations, les importantes pertes post-récolte ainsi que les difficultés d’accès au financement.  

Pour bâtir « l’agriculture de demain », il a plaidé en faveur d’une modernisation des systèmes de production, d’une meilleure maîtrise de l’eau à travers le développement de l’irrigation et de mécanismes de financement plus adaptés, notamment en faveur des jeunes agriculteurs. À travers le Plan national de développement 2026-2030, le gouvernement entend notamment atteindre l’autosuffisance en riz, renforcer la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire et accélérer la transformation locale des produits agricoles afin d’accroître leur valeur ajoutée et leur contribution à la croissance économique.

Rodrigue Cofye