Plus de 500 milliards FCFA pour stimuler la création d’emplois, la résilience des populations et la transition énergétique en Côte d’Ivoire

Dans le détail, cette enveloppe est allouée, à hauteur de 31,6 milliards FCFA à la Promotion de l’Intégration des Marchés de l’Électricité par le Gaz (Projet PRIME-GAS), de 57,4 milliards FCFA au Développement Communautaire et Local dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire (Projet COSO Ouest), également de 57,4 milliards FCFA à la Gestion des ressources publiques pour l’emploi et la croissance (Projet PAGDS 2.0), de 126,3 milliards FCFA aux Compétences Pour L’innovation, La Résilience et les Aspirations (Projet CIV-SIRA) et enfin de 229,7 milliards FCFA à l’Appui à l’Investissement Privé et aux Emplois Productifs (Projet DPF1).
Avec, respectivement, pour ministères techniques de tutelle, le Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, la Primature, les Ministères de l’Enseignement Technique, de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et celui de l’Emploi ainsi que le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget de Côte d’Ivoire, les nouveaux financements prévus dans ces accords s’inscrivent dans un partenariat stratégique entre le Groupe de la Banque Mondiale et la République Ivoirienne.
L’objet du décaissement de ces fonds ? Soutenir les réformes structurelles du gouvernement de la terre d’éburnie. Comment ? En catalysant l’investissement privé, en renforçant la gouvernance des ressources publiques et en investissant massivement dans le développement local ainsi que dans le capital humain.

D’après le Vice-Président de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, Ousmane Diagana, la signature de ces conventions démontre, une fois de plus, le rôle de locomotive économique du 1er contributeur au Produit Intérieur Brut (PIB) de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) en Afrique de l’Ouest. Ainsi, selon ses dires, « cette enveloppe exceptionnelle de 502,4 milliards FCFA est bien plus qu’un simple engagement financier ! »
Pour lui, « c’est un investissement massif dans la jeunesse Ivoirienne, la création d’emplois productifs et la résilience des communautés locales. » Et ce, à l’heure où l’énergie s’impose comme le nouveau pilier stratégique de la transformation structurelle de la Côte d’Ivoire, à l’aune des récentes découvertes faites dans le pays dans le domaine de ressources extractives.
C’est la raison pour laquelle il ajoute, concernant l’accord tripartite entre la Banque Mondiale, la Côte d’Ivoire et la multinationale énergétique Italienne, Eni : « Notre appui technique pour le futur Plan Directeur Gazier vise à doter le pays d’une feuille de route rigoureuse pour développer les infrastructures de transport et de distribution nécessaires. C’est ainsi que la Côte d’Ivoire pourra soutenir son industrialisation, garantir un accès universel à l’électricité et créer des conditions nécessaires à l’emploi. » Explique-t-il.

Part d’un élan mondial des bailleurs de fonds, qui ont promis une mobilisation exceptionnelle de 45.931 milliards FCFA d’intentions de financement pour soutenir le Plan National de Développement (PND 2026-2030) Ivoirien, les fonds, compris dans ces accords, sont libérés suite à l’annonce d’un engagement historique de plus de 9.760 milliards FCFA du Groupe de la Banque Mondiale en faveur de la Côte d’Ivoire. Les projets approuvés, dans le cadre de ces conventions, ciblent particulièrement l’employabilité et les compétences des jeunes Ivoiriens ainsi que l’intégration régionale des marchés de l’électricité par le gaz. Le tout aligné sur les Contributions Déterminées au Niveau National (CDN) du pays qui vise, dans les grandes lignes, une baisse de plus de 30 % de ses émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) d’ici 2030, une réduction de 50 % à 70 % de ses hydrofluorocarbures (HFC) d’ici 2035 et l’atteinte d’un niveau de 46,3% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique de la Côte d’Ivoire.
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