Ferkessédougou, Tionrolokaha : Bernard Kini Comoé touche du doigt la réalité des producteurs

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En marge de la clôture de la phase pilote d’appui aux producteurs de riz et de maïs dans la région du Tchologo, le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a effectué une série de visites de terrain à Ferkessédougou et à Tionrolokaha. De la rencontre avec les producteurs de l’Action pour le Développement de la Région du Tchologo (ADRT) à la visite de la station de recherche du CNRA, en passant par la station d’expérimentation de la Compagnie Agro Pastorale SIKAN, le membre du Gouvernement a réaffirmé la volonté de l’État de faire de la recherche, de la mécanisation et de l’innovation les piliers de la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire.

La première étape de cette tournée a conduit le ministre sur une parcelle rizicole exploitée par les producteurs de l’ADRT. Au contact des femmes et des hommes engagés dans la riziculture, Bernard Kini Comoé a salué leur détermination et leurs performances, illustrées par un rendement atteignant 8 tonnes de riz à l’hectare par cycle, obtenu avec des moyens limités. Parcourant les parcelles et échangeant avec les exploitants sur leurs réalités quotidiennes, le ministre s’est dit impressionné par leur savoir-faire et leur résilience.

« Ces producteurs méritent qu’on les accompagne davantage avec du matériel agricole, des semences améliorées et une meilleure maîtrise de l’eau. C’est notre responsabilité et je m’y engage », a-t-il assuré, réaffirmant l’engagement du Gouvernement à renforcer les capacités des producteurs afin d’accroître durablement la production nationale de riz.

Le CNRA, levier stratégique de la transformation agricole

Poursuivant sa mission, Bernard Kini Comoé s’est rendu à la station de recherche du Centre national de recherche agronomique (CNRA) de Ferkessédougou, spécialisée dans les cultures de maïs, de mil et de sorgho.

Après une visite similaire de la station de Bouaké consacrée aux cultures vivrières, cette étape lui a permis d’apprécier les conditions de travail des chercheurs et techniciens, tout en mettant en lumière leur contribution essentielle à l’amélioration des productions agricoles nationales.

Le ministre a rappelé que, sous l’impulsion du ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, le CNRA demeure un outil stratégique de la politique agricole nationale.

Il a également annoncé que le Plan national de développement (PND) 2026-2030 permettra une modernisation de cette station afin de renforcer ses capacités de recherche et de production de semences destinées aux filières maïs, mil et sorgho.

« La recherche est au cœur de notre souveraineté alimentaire. Nous continuerons à soutenir celles et ceux qui la font vivre sur le terrain », a déclaré Bernard Kini Comoé.

CAP SIKAN, un laboratoire d’innovation agricole

Dès son arrivée dans le Tchologo, le ministre avait effectué une halte à la station d’expérimentation et de production de la Compagnie Agro Pastorale SIKAN (CAP SIKAN), située à Tionrolokaha, sur l’ancien site de la SODEFEL.

Sur cette plateforme agricole, plusieurs cultures maraîchères sont actuellement expérimentées aux côtés du riz et du maïs, illustrant une stratégie de diversification destinée à améliorer les performances agricoles et à renforcer la résilience des exploitations.

Pour Bernard Kini Comoé, cette initiative constitue un exemple concret d’innovation au service de la modernisation de l’agriculture ivoirienne et de la quête de souveraineté alimentaire.

Le ministre a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance au corps préfectoral ainsi qu’aux populations du Tchologo pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé tout au long de son séjour.

Une vision intégrée pour produire davantage

À travers cette tournée, Bernard Kini Comoé a voulu démontrer que la réussite de la politique nationale des productions vivrières repose sur une approche intégrée associant recherche scientifique, mécanisation, innovation, disponibilité de semences performantes et accompagnement des producteurs.

Cette vision s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Gouvernement pour accroître durablement la production nationale de riz, de maïs et des autres cultures vivrières, réduire les importations alimentaires et consolider la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire.

En multipliant les échanges avec les producteurs, les chercheurs et les opérateurs agricoles, le ministre délégué a réaffirmé que la transformation du secteur agricole passera avant tout par des investissements ciblés, une recherche performante et un soutien constant aux acteurs qui, chaque jour, travaillent à nourrir la nation.

Aimé Kouassi