Eau et croissance inclusive : Amédé Kouakou mise sur les infrastructures pour créer des emplois

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 Consacré au thème « La problématique de l’Eau pour une croissance inclusive », le panel a permis au ministre d’exposer les enjeux liés à l’accès à l’eau potable, aussi bien en milieu urbain que rural, tout en insistant sur les retombées économiques et sociales des investissements réalisés dans le secteur. Pour Amédé Kouakou, la question de l’eau dépasse largement celle de l’approvisionnement des populations. Elle touche directement à la santé publique, au développement des territoires et à l’amélioration des conditions de vie. Il a ainsi rappelé que l’action gouvernementale porte à la fois sur les villes et les zones rurales, afin de garantir l’accès à l’eau potable à l’ensemble des populations ivoiriennes. Le ministre a salué, à cet égard, l’accompagnement de la Banque mondiale et des autres partenaires au développement dans la mise en œuvre des programmes consacrés à l’eau et aux infrastructures. Il a également indiqué que des réflexions sont en cours au plus haut niveau de l’État pour traiter de manière globale la problématique de l’accès à l’eau potable.

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Interrogé sur la contribution des grands programmes d’investissement à la création d’emplois, le ministre a insisté sur la nécessité de faire des infrastructures un véritable levier d’employabilité, particulièrement pour les jeunes et les femmes.« La Banque mondiale ne vient pas seulement avec des financements. Il doit nécessairement y avoir des travaux et des projets qui permettent de créer des emplois pour les jeunes et les femmes », a-t-il expliqué. Selon lui, la réalisation d’usines, d’ouvrages hydrauliques et d’autres infrastructures doit permettre de mobiliser prioritairement la main-d’œuvre locale. L’État doit également veiller, dans les projets où il détient des participations, à ce que les populations, notamment les jeunes et les femmes, puissent bénéficier des opportunités d’emploi générées par ces investissements. Cette approche, a-t-il précisé, s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer l’employabilité des jeunes à travers les différents programmes publics. L’entretien des infrastructures au cœur des préoccupations Au-delà de la construction des infrastructures, Amédé Kouakou a appelé à accorder une attention particulière à leur entretien et aux activités économiques qui peuvent se développer autour d’elles.« Il ne suffit pas de construire des routes, des écoles ou d’autres infrastructures », a-t-il relevé, estimant que la pérennité des investissements dépend également de la capacité à assurer leur entretien.Le ministre a notamment évoqué les infrastructures scolaires et la collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale. Les programmes de construction et de réhabilitation des établissements scolaires doivent, selon lui, intégrer davantage la question de l’entretien et les possibilités d’emplois qui peuvent en découler.Cette préoccupation concerne également les routes et autres équipements publics. Pour le ministre, des investissements importants peuvent perdre une partie de leur impact si les infrastructures ne bénéficient pas d’un entretien régulier et adapté.

La Banque mondiale salue l’engagement ivoirien

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Prenant la parole au cours du panel, la directrice de division de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, Marie Chantal Uwanyiligira, a salué l’engagement de la Côte d’Ivoire dans les initiatives internationales visant à améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement. Elle a rappelé que la Côte d’Ivoire fait partie des premiers pays à avoir adhéré à une initiative mondiale visant à donner accès à l’eau à plus d’un milliard de personnes, avec un engagement de la Banque mondiale en faveur de 400 millions de bénéficiaires. Pour la responsable de la Banque mondiale, l’enjeu ne se limite toutefois pas à l’accès à l’eau. Il concerne également la sécurité et la durabilité de la ressource, notamment son origine, sa protection et sa disponibilité dans le temps. Elle a ainsi relevé que la Côte d’Ivoire a intégré dans son approche non seulement les questions d’accès à l’eau et d’assainissement, mais également celles liées à la sécurisation de la ressource.

Aimé Kouassi