Énergie : Beugré Mambé inaugure la centrale thermique d’Atinkou, la capacité nationale portée à 3 337 mw

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D’une puissance de plus de 390 MW, l’infrastructure réalisée avec un investissement de 265 milliards de FCFA devrait produire 2 875 GWh par an. Elle renforce les capacités de production électrique de la Côte d’Ivoire et consolide son ambition de hub énergétique sous-régional.

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son dispositif énergétique. Le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, a procédé, ce vendredi 6 novembre 2026, à Jacqueville, à l’inauguration officielle de la centrale thermique à cycle combiné d’Atinkou. D’une puissance installée de plus de 390 mégawatts (MW), cette infrastructure constitue un apport important à l’offre nationale d’électricité, dans un contexte de croissance soutenue de la demande énergétique.

Le Premier ministre Robert Beugré Mambé a exprimé la reconnaissance du président de la République aux populations de la région des Grands-Ponts, particulièrement celles de Jacqueville, pour leur compréhension et leur contribution à la concrétisation du projet. Il a également rendu hommage aux équipes techniques et aux partenaires financiers qui ont accompagné sa réalisation.

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Le chef du gouvernement a surtout inscrit cette inauguration dans une perspective plus large d’aménagement et de transformation économique de la région. Il a évoqué plusieurs projets d’infrastructures envisagés, notamment une liaison routière de grande capacité entre Port-Bouët et Jacqueville, par le canal de Vridi, ainsi que le prolongement de la Y4 en direction de cette zone. Ces projets devraient, selon lui, contribuer à mieux connecter le territoire et à valoriser ses potentialités économiques.

La mise en service de cette centrale porte désormais à 3 337 MW la capacité nationale installée de production électrique, selon le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly. Pour le membre du gouvernement, cet ouvrage permet à la Côte d’Ivoire d’atteindre, voire de dépasser, l’objectif de développement des capacités de production fixé dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2021-2025, qui visait à porter la puissance installée à plus de 3 000 MW.

Au cours de la cérémonie, le ministre a souligné les performances techniques de cette infrastructure fonctionnant au gaz naturel. Grâce à sa technologie à cycle combiné, la centrale valorise la chaleur produite lors du fonctionnement des turbines à gaz pour générer de l’électricité supplémentaire à partir de la vapeur. Ce procédé permet d’accroître la production tout en optimisant la consommation de combustible. Atinkou devrait ainsi fournir environ 2 875 gigawattheures (GWh) d’électricité par an. L’énergie produite sera évacuée à travers des lignes de transport à haute tension de 400 000 volts.

Pour Mamadou Sangafowa-Coulibaly, cette réalisation s’inscrit dans la vision du président de la République, Alassane Ouattara, de hisser la Côte d’Ivoire au rang des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030. Une ambition qui nécessite, selon lui, une énergie disponible, fiable et à un coût abordable. Il a également annoncé la poursuite du développement de projets thermiques, hydroélectriques, solaires et à biomasse pour accompagner l’augmentation de la demande nationale. À plus long terme, la politique intégrée des ressources minérales et énergétiques vise une capacité installée de 11 400 MW à l’horizon 2040.

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Prenant la parole, le directeur général de la centrale, Bernard N’Guessan Kouassi, a indiqué que le projet a mobilisé un investissement global de 265 milliards de FCFA. Il a particulièrement insisté sur la contribution des entreprises et des compétences ivoiriennes à la réalisation de cet ouvrage, malgré les difficultés rencontrées pendant la phase de construction, notamment dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19.

Selon lui, plus de 90 % de la valeur des marchés ont été attribués à des entreprises ivoiriennes, traduisant la volonté de faire du contenu local un levier de développement industriel. La réalisation de la centrale a également nécessité la formation de spécialistes nationaux dans des domaines techniques pointus, notamment pour l’exploitation et la maintenance des installations.

Le directeur général a par ailleurs mis en avant les retombées économiques et sociales du projet pour la région de Jacqueville. Il a évoqué notamment les initiatives de formation et d’accompagnement des jeunes, ainsi que le dialogue entretenu avec les autorités traditionnelles et les communautés riveraines. Il a salué la collaboration des populations locales, dont l’adhésion a contribué à la réalisation de cette infrastructure.

Aimé Kouassi