La Galerie Studer impliquée dans le projet

C’est officiel, Ecobank CI se met à l’Art Banking. Pour ce faire, elle a conclu un partenariat avec la Galerie Studer. Questionnés sur l’engagement caché derrière cette collaboration, les signataires de cet accord annoncent d’ores et déjà la couleur : « Faire rayonner l’art Africain sur la scène internationale et positionner Abidjan comme un hub émergent de la gestion de patrimoine adossée au marché de l’art en Afrique de l’Ouest ! » Si l’ambition est noble, comment y parvenir ?

Dans les faits, cette association entre un acteur majeur du système bancaire Africain et une maison d’art ouvre un nouveau champ d’action et des possibles. Pour Ecobank CI, l’intégration un volet culturel structuré enrichit son offre de Wealth Management. « Les clients de la banque peuvent désormais accéder à un dispositif personnalisé incluant la sélection d’œuvres vérifiées, des procédures de certification fiables et des outils d’analyse permettant de situer chaque acquisition dans une stratégie patrimoniale cohérente. » Expliquent des dirigeants de l’établissement bancaire et financier.

Paul-Harry Aithnard, le Directeur Général de Ecobank CI, ajoute que cette initiative s’inscrit dans la vision long terme du groupe éponyme. En effet, « le marché de l’art Africain atteint aujourd’hui des niveaux historiques avec plus de 39,34 milliards FCFA de ventes annuelles selon le cabinet d’études ArtTactic, soit le double du montant constaté en 2016. Il était donc temps d’offrir aux collectionneurs un cadre bancaire adapté à ce marché en plein essor. Avec l’Art Banking, nous consolidons notre rôle de partenaire stratégique des patrimoines en Afrique, en réunissant expertise financière et valorisation culturelle dans une approche intégrée et tournée vers l’avenir. » Insiste-t-il.

Concernant la Galerie Studer, en plus d’un accès élargi à des services financiers adaptés aux enjeux du marché de l’art, ce partenariat, avec Ecobank CI, lui apporte l’assise institutionnelle nécessaire à sécuriser le parcours des collectionneurs et permet d’ancrer davantage les collectionneurs de la galerie dans une logique long terme, en reliant expertise curatoriale et stratégies d’investissement.

« Ce partenariat représente une étape logique pour structurer davantage l’accès au marché de l’art et rassurer les hauts patrimoines Ivoiriens et Africains qui, souvent, souhaitent investir dans l’art, mais manquent d’outils pour le faire sereinement. En réunissant ces deux expertises complémentaires, nous sommes désormais en mesure d’accompagner cette demande et de soutenir, dans la durée, les artistes que nous défendons en Côte d’Ivoire, sur le Continent et à l’International. » Déclare Guillaume Studer, le Co-Fondateur de la Galerie.

L’art n’est pas seulement un produit culturel à consommer, c’est aussi l’un des actifs les plus pertinents pour penser et préparer l’avenir. Forte de son expertise dans l’accompagnement des collectionneurs, des entreprises et des institutions dans la curation, l’acquisition et la valorisation d’œuvres d’art, ainsi que dans l’organisation d’expositions, de résidences d’artistes, d’événements privés et dans la fourniture de conseils pointus, l’expérience sur le marché de l’art de la Galerie Studer sera décisive pour mener à bien ce projet culturel structuré et étoffer, ainsi, l’offre de Wealth Management de Ecobank CI. Dans le cadre de cette convention, la banque, qui a enregistré un taux de marge nette de près de 43,33% sur l’exercice 2024, mettra à disposition ses espaces haut de gamme pour accueillir des expositions, des rencontres et des événements dédiés à l’art contemporain. Le total des ventes aux enchères, effectuées cette année, sur le marché de l’art Africain Moderne et contemporain devrait atteindre 84,3 milliards FCFA au 31 décembre 2025. L’industrie estime qu’en incluant toutes les ventes (galeries, privés) et en tenant compte de l’explosion de l’intérêt et des nouvelles technologies (NFTs), le marché pourrait avoisiner les 843 milliard FCFA, cette année. Quant aux chiffres d’affaires global du marché mondial de l’art, il devrait culminer à environ 40.464 milliards FCFA au terme de l’année 2025.
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