Cotisations patronales en France : La Réduction générale dégressive unique (RGDU) entre en vigueur en 2026

TOF FRANCE
59 / 100 Score SEO

Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif d’allègement des cotisations patronales connaît une évolution majeure. Désormais rebaptisé Réduction générale dégressive unique (RGDU), ce mécanisme vise à soutenir l’emploi en réduisant le coût du travail pour les employeurs, tout en simplifiant l’architecture des exonérations sociales.

Selon les précisions de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), placée sous l’autorité du Premier ministre, la RGDU permet aux employeurs de diminuer le montant des cotisations patronales dues pour leurs salariés, en fonction du niveau de rémunération.

La réduction est maximale pour une rémunération équivalente au Smic. En 2026, le Smic mensuel brut est fixé à 1 823,03 euros, soit environ 1,20 million de FCFA. À partir de ce seuil, l’allègement diminue progressivement pour les salaires compris entre le Smic et moins de trois fois le Smic.

Au-delà de ce plafond, fixé à 3 Smic, soit environ 3,6 millions de FCFA brut par mois, la réduction ne s’applique plus. L’objectif affiché est de concentrer l’effort public sur les bas et moyens salaires, jugés plus sensibles aux variations du coût du travail.

Par ailleurs, la réforme met fin aux taux réduits spécifiques des cotisations d’assurance maladie et d’allocations familiales qui existaient auparavant dans le cadre des allègements généraux. Ces taux sont désormais intégrés dans le mécanisme unique de la RGDU, afin d’améliorer la lisibilité du système.

Toutefois, certaines exonérations particulières restent maintenues. Il s’agit notamment des dispositifs dégressifs spécifiques applicables aux employeurs des départements et régions d’outre-mer (Lodeom), au secteur agricole dans le cadre du dispositif TO-DE (travailleurs occasionnels et demandeurs d’emploi), ainsi qu’aux exonérations liées à certaines zones géographiques spécifiques (ZRD, ZFRR et ZFU).

Avec la RGDU, les autorités entendent rationaliser les dispositifs d’allègement des charges sociales, renforcer leur efficacité économique et offrir aux employeurs un cadre plus clair pour soutenir l’emploi, tout en maîtrisant l’impact budgétaire de ces mesures.

Aimé Kouassi