Pétrole vénézuélien : Washington veut contrôler les ventes tandis que la baisse des prix pèse sur les majors pétroliers

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La Maison Blanche a annoncé mercredi 7 janvier son intention de contrôler les futures ventes de pétrole vénézuélien et de conserver les recettes issues de ces exportations sur des comptes américains. Selon l’administration américaine, cette mesure vise à relancer les flux de pétrole brut en provenance du Venezuela tout en assurant une supervision directe des revenus générés.

« Nous allons relancer l’exportation de ce pétrole brut et le vendre », a déclaré Chris Wright, secrétaire à l’Énergie de l’administration Trump. Il a précisé que les États-Unis entendaient d’abord commercialiser les stocks de pétrole accumulés, avant de vendre de manière continue la production vénézuélienne. « Nous allons commercialiser le pétrole brut en provenance du Venezuela, indéfiniment », a-t-il affirmé.

Cette annonce intervient dans un contexte mondial marqué par une offre pétrolière abondante et une pression persistante sur les prix du baril. Si l’augmentation des volumes disponibles sur les oléoducs mondiaux peut contribuer à la stabilité de l’approvisionnement, elle constitue en revanche un facteur défavorable pour les grandes compagnies pétrolières.

Exxon Mobil a ainsi indiqué que la baisse des prix du pétrole avait amputé ses résultats du quatrième trimestre de 800 millions de dollars, soit environ 480 milliards de FCFA, ramenant son bénéfice à 1,2 milliard de dollars, équivalent à près de 720 milliards de FCFA. Cette annonce constitue l’un des premiers signaux d’une saison de résultats difficile pour les supermajors du secteur.

Exxon est la première grande compagnie pétrolière à publier ses prévisions trimestrielles, à quelques semaines de l’ouverture officielle de la saison des résultats. Les analystes s’attendent à ce que d’autres acteurs majeurs du secteur soient confrontés à des pressions similaires sur leurs marges.

L’an dernier, le baril de pétrole brut de référence international a enregistré sa pire performance annuelle depuis cinq ans, dans un contexte marqué par la perspective d’une surproduction mondiale. Une situation qui continue de peser sur les revenus des producteurs et d’alimenter les incertitudes sur l’évolution du marché énergétique mondial.

Aimé Kouassi