Une matinée pour clarifier l’annexe fiscale 2026
Ce jeudi, Les experts-comptables régulièrement inscrits à l’OEC-CI ont exposé les principales nouveautés de l’Annexe fiscale 2026. Pendant les échanges, l’accent a été particulièrement mis sur les principales réformes contenues dans le document, notamment celles concernant l’extension du champ d’application de la retenue à la source au titre de l’impôt sur les bénéfices non commerciaux, la rationalisation des exonérations fiscales et l’instauration d’un impôt sur les bénéfices des plateformes de commerce en ligne non établies en Côte d’Ivoire.
La Matinale a également été le lieu de riches discussions autour des implications de ces nouvelles dispositions pour les entreprises et les participants ont profité des lumières des experts de l’OEC-CI, quant à leurs préoccupations sur ce sujet. S’exprimant d’ailleurs sur ce point précis, le Directeur de Cabinet Adjoint du Ministre Ivoirien de l’Economie, des Finances et du Budget, Vassogbo Bamba — Il représentait Adama Coulibaly à cette rencontre — a précisé que « l’Annexe fiscale 2026 s’inscrit dans la continuité des efforts de l’État de Côte d’Ivoire pour améliorer la mobilisation des ressources fiscales et promouvoir la bonne gouvernance financière (…) »

La présidente de l’OEC-CI, Pascale Guéi-Ecaré, a souligné, de son côté, l’importance de ce type de rendez-vous pour les professionnels de la comptabilité et de la fiscalité. Elle a également insisté, au cours de cette première matinale de l’année de son ordre sur un fait essentiel : « l’Annexe fiscale constitue le socle des règles et orientations fiscales pour l’année à venir. Elle impacte directement nos clients et notre travail quotidien (…) » D’où l’impératif d’une collaboration accrue entre les pouvoirs publics et les professionnels de la comptabilité, afin d’assurer la mise en œuvre effective de ses nouvelles dispositions.
“Nous sommes les garants de la transparence financière, les conseillers stratégiques des entreprises et les partenaires privilégiés de l’État dans la mise en œuvre des politiques économiques.” A-t-elle, en outre, rappelé, réaffirmant ainsi l’engagement de l’OEC-CI à œuvrer pour la promotion de la transparence financière et de la bonne gouvernance dans les secteurs public et privé.
Un engagement partagé par les nouveaux membres de l’OEC-CI

Hier, l’autre fait marquant de cette matinale était la présentation officielle des 33 nouveaux inscrits à l’OEC-CI. Parmi eux, Serge Arnaud Dattié. Fort d’une quinzaine d’années d’expérience, cet ancien pensionnaire du Collège Notre Dame d’Afrique de Biétry a fait ses classes à l’Université, à l’IAE, à l’ISEA de Lille (France) et affuté ses armes au sein de 2 entreprises du Big 4 : PwC et KPMG.

De retour au pays, c’est justement chez PwC Afrique Francophone Subsaharienne qu’il officie avant d’ouvrir son propre cabinet, SECCAI. Pour cet homme, qui a obtenu son diplôme d’expertise comptable du cursus Français en mai 2025, l’OEC-CI et ses membres doivent être au service de la Côte d’Ivoire. Interrogé sur son engagement et son inscription à l’OEC-CI, Serge Arnaud Dattié déclare, par ailleurs :
« Je dispose d’une quinzaine d’années d’expérience. J’ai débutée en France auprès de cabinets internationaux tels que PwC, KPMG, puis ouvert mon propre cabinet, SECCAI, avec l’ambition de mettre mon expertise au service de l’économie Ivoirienne (…) Contribuer au rayonnement de l’OEC-CI est primordial pour moi et ce n’est pas dévoilé un secret professionnel si je vous dis que les 32 autres nouveaux inscrits à l’Ordre partagent la même volonté. » Confie-t-il.

A peine une poignée pendant la période du « Miracle Ivoirien » — marqué par des taux de croissance annuels du Produit Intérieur Brut (PIB) de 7% à 8% en moyenne — aujourd’hui, le nombre de membres de ce corps professionnel réglementé est 30 fois supérieur à ce qu’il était dans les années 1980. « C’est une preuve que l’expertise comptable, en tout cas la filière d’expertise comptable, attire encore de nombreux talents et nous en sommes très fiers (…) » Estime la présidente de l’OEC-CI. « Nous travaillons à ce que bientôt les experts-comptables ne soient pas uniquement basés à Abidjan, mais qu’on puisse en avoir dans toutes les villes du pays. » Révèle Pascale Guéi-Ecaré.
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